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La Ville va restaurer l’église Saint-Clément

Patrimoine. Construite entre 1839 et 1875, l’église Saint-Clément est un édifice emblématique du patrimoine culturel nantais en raison de son style néogothique, l’ornementation sculptée de sa façade et de son clocher culminant à 80 mètres. Présentant depuis quelques années des dégradations importantes au niveau de sa façade, ayant nécessité des travaux provisoires de sécurisation, l’église Saint-Clément doit faire l’objet de travaux de restauration pour des raisons de sécurité et de préservation du patrimoine. Pour la façade, il est prévu de remplacer les pierres dégradées, de nettoyer les parements, de remplacer les pièces métalliques de renfort et de restaurer l’horloge, les vitraux et le beffroi. L’objectif est également d’améliorer les dispositifs de prévention et d’extinction incendie et la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite avec la création d’une rampe côté sud.

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Des objets religieux présentés au public jusqu’au 7 février, au Quesnoy

Cette exposition met en exergue des objets liturgiques tels que des missels, des chasubles, des calices, dont celui qui fut offert à l’église du Quesnoy par Napoléon III et qui a été retrouvé sur le marché de l’art dans le sud de la France, puis restitué en 2021.

« Ces objets, au-delà de leur aspect bien évidemment religieux, racontent aussi l’histoire du bâtiment. En montrant ces objets, en résultant leur fonction, on retrace aussi la vie de l’église depuis deux cents ans », explique Grégory Chermeux, qui a effectué des recherches sur ces objets et rédigé les textes de présentation. « Ce sont des biens que l’on ne connaît pas nécessairement. Certains ne sont plus en usage. Ce sont des objets patrimoniaux », observe Caroline Biencourt, du service de la conservation du patrimoine au diocèse de Cambrai, et qui a apporté son expertise scientifique et technique à l’exposition. Au total, soixante-dix objets, issus de la sacristie de l’église Notre-Dame de l’Assomption au Quesnoy, dont des objets vernaculaires, seront ainsi présentés au public.

« Trésors dévoilés de notre église », exposition visible les 4 février de 11 h 30 à 13 h et de 15 h à 18 h ; 6 février de 14 h 30 à 17 h et 7 février de 14 h 30 à 17 h, à la Maison quercitaine de la Nouvelle-Zélande, 15 rue Thiers, au Quesnoy. Entrée gratuite.

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Altorf Au chevet de l’église Saint-Cyriaque

Inscrite au titre de monuments historiques, l’église Saint-Cyriaque d’Altorf va faire l’objet de très gros travaux de restauration.

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Souillac. Les vitraux de l’église seront restaurés en 2024

Samedi 20 janvier, Solange Ourcival, maire de Gignac, a présenté les vœux de la municipalité à ses concitoyens venus nombreux.

Après avoir eu une pensée toute particulière pour les familles gignacoises durement touchées par la maladie et la perte d’un être cher, elle a évoqué la situation internationale. Elle a ensuite remercié chaleureusement toutes les associations : « Sans elles, sans leurs bénévoles, Gignac ne serait pas tout à fait Gignac ! Je remercie l’ensemble de nos agents municipaux ; leur sérieux et leur travail honorent le service public. Un merci tout particulier à Juliette Buisson qui a fait valoir, après 10 années au service de la collectivité toujours avec le sourire, ses droits à une retraite bien méritée.Bienvenue à Émilie Cailler titulaire de la fonction publique qui intègre l’équipe et prend la suite sur ce poste « .

Solange Ourcival a poursuivi avec les réalisations de 2023 : l’aboutissement du projet Cœur de Village, la réouverture du café-restaurant, la sécurité incendie renforcée, le remplacement du système de chauffage de la salle des fêtes, l’acquisition d’un camion et d’une balayeuse.

En ce qui concerne 2024, le maire a indiqué : « Concernant la maison place Saint-Martin et sa transformation en 2 logements, le projet va voir le jour en 2024 ; grâce à l’appui des services du département et à la détermination de Violaine Delpech-Fraysse, notre conseillère départementale.

2024 verra également la restauration des vitraux de l’église avec le soutien de l’association Lo Patrimoni. Un engagement précieux auprès de la collectivité que je tiens à saluer. L’agence postale est engagée en mairie. »

Jean-Yves Goyon a évoqué la nouvelle réglementation concernant le compostage et les déchets verts, Benoît Chastanet, adjoint, délégué suppléant de François Moinet à Cauvaldor, a quant à lui, exposé les très bonnes relations au sein d’une intercommunalité de 76 communes et les retombées positives que la commune en retraite. La cérémonie s’est terminée avec le verre de l’amitié.

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Un gros chantier prévu à l’église en 2024

Lizières. Mme Chetif a présenté les vœux de la municipalité. Comme toujours, il y avait foule à la salle des fêtes pour assister à la traditionnelle cérémonie des vœux d’Évelyne Chétif, maire

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Cette dernière a présenté les travaux réalisés en 2023, notamment la réfection de la toiture du château et la pose d’un écusson et d’une fresque, les travaux des lavoirs, l’achat d’un tracteur neuf en coopération avec les communes de Chamborand et de Saint-Priest-la-Feuille, l’achat de tables…

Avec la Mission Patrimoine

Puis elle a évoqué les projets pour 2024. Le gros chantier sera celui de la restauration de l’église Saint-Jean-Baptiste retenu par la Mission Patrimoine réalisée par Stéphane Bern. « L’église, c’est notre identité, celle qui donne au village son aspect visuel ». A noter que ce projet peut être aidé par des dons au mécénat. Sont également prévu la réfection des allées du cimetière, un abribus à Savignat, l’éclairage public de Leyport…

L’élue a mis à l’honneur son Conseil municipal, le personnel et le tissu associatif et a présenté Corinne Roux du relais petite enfance. Un lot a été vendu dans l’écoquartier. Et pour conclure : « lors des vœux, c’est le maire qui prend la parole mais je ne suis pas seule à décider. C’est une équipe de dix personnes… je les remercie à tous pour leur engagement ».

En présence, notamment, du sénateur Eric Jeansannetas.

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Dons aux associations : quelles nouvelles réductions d’impôt en 2024

La fiscalité des dons évolue avec, notamment, la création d’une réduction d’impôt sur le revenu temporaire de 75 % pour certains versements effectués à la Fondation du patrimoine, explique Christel Le …

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Cerisy-la-Salle. Au conseil : restauration de la statue de la Vierge à l’enfant

Mairie. Lors du conseil municipal qui s’est tenu jeudi 4 janvier, la restauration de la statue de la Vierge à l’enfant a été évoquée. L’œuvre en pierre calcaire, classée aux monuments historiques, date …

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Qui sont les donateurs pour la rénovation de l’église à Tourrettes ?

Quand on aime, on ne compte pas. Ce dicton colle plutôt bien avec l’élan de solidarité qui a lieu à Tourrettes-sur-Loup.

En effet, de nombreux habitants ont mis la main à la poche pour aider à financer la rénovation de l’église Saint-Grégoire. Les travaux devraient durer deux ans et rendre ses lettres de noblesse à cet édifice qui date du XIIe siècle (lire Nice-Matin du 23 novembre).

« Plus de 20% de la population s’est mobilisée »

Voilà plusieurs années que la campagne de don est ouverte.

Pour le moment, 60.000 euros ont été réalisés par des privés. Une somme importante pour ce village de quelques 4.000 âmes.

Au total, les travaux s’élèvent à plus d’un million d’euros, la Ville a obtenu des subventions de la Région, de l’Etat, du Département et de la fondation du Patrimoine.

A la suite d’un appel à témoignage lancé par Nice-Matin pour en savoir un peu plus sur ces généreux Tourrettans, le délégué de la fondation du Patrimoine pour les Alpes-Maritimes a tenu à faire le point.

En plus des quatre associations d’habitants et des trois entreprises de la commune, Jean-Louis Marques estime qu’il y a eu 800 (1) personnes qui ont – directement ou indirectement – ​​financé le chantier. « C’est un résultat remarquable, plus de 20% de la population s’est mobilisée ! », assure l’homme. Il ajoute : « A signaler aussi plusieurs dons importants de résidents américains, germaniques, belges… »

Une riveraine qui porte un nom bien connu dans le village – Bagaria (en référence à l’ancien maire) – explique pourquoi elle a donné de l’argent : « En tant qu’habitante et paroissienne de Tourrettes, il me paraît tout à fait naturel d’y contribuer. L’église tient un rôle très important au sein du village et il n’y a qu’à voir le rassemblement des Tourrettans lors des obsèques de l’un des leurs pour s’en convaincre »a confié Claudine Bagaria auprès de Nice-Matin.

De son côté, Françoise a laissé un commentaire sur le site de la fondation du patrimoine en 2020 : « Embellir le cœur de notre village avec la restauration de notre église Saint-Grégoire est un plaisir. »

1. Jean-Louis Marques explique son calcul : « Un don est un foyer, il faut donc multiplier les 252 donateurs par 2,5 pour avoir le nombre de donateurs soit: 612 personnes. Une association c’est en moyenne 20/30 adhérents actifs, voire plus. Il y en a 4 qui ont contribué, on peut estimer 200 personnes derrière leurs dons.

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L’église abbatiale du XIIe siècle à Thiron-Gardais « enfin » en chantier

Les échafaudages font leur retour. Quatre ans après un premier chantier, des travaux sont entrepris pour sécuriser l’église abbatiale du XIIe siècle à Thiron-Gardais.

Enfin. Le mot était sur toutes les lèvres, samedi matin, lors du lancement du chantier de l’église abbatiale de Thiron-Gardais. Les travaux, qui comprennent la restauration de la façade nord, avec les parties basses de la charpente nord et sud de la nef et les trottoirs extérieurs, et la restauration de la galerie du cloître, soit la charpente et la couverture des tuiles plaques, les sols et les abords des vestiges du cloître, vont débuter le 15 janvier. La fin des travaux est estimée au printemps 2025.

prime « Le bonheur est dans le Perche ! » : à Thiron-Gardais, Stéphane Bern devant sa région d’adoption

Un bâtiment qui souffre

« Avant, l’église abbatiale était entourée de plusieurs bâtiments qui ont été détruits. Sans ces supports, la charpente s’est désorganisée, se dilate et craque, Tout se désagrège. L’urgence est de sécuriser le bâtiment au niveau des murs et de la charpente », détaille Éric Gérard, président de la Communauté de communes Terres de Perche, qui, via une délégation de maîtrise d’ouvrage, a repris le chantier de l’ abbaye en main.

Au cours d’une réunion qui se tenait samedi matin, l’élu poursuit : « Quand la toiture sera refaite, il n’y aura plus de problèmes d’humidité et l’intérieur ne devrait plus être dégradé ». Stéphane Bern est venu en voisin et spécialiste du patrimoine.

« Le bâtiment n’a pas de fondations et souffre des infiltrations. Des pierres tombent du clocher ».

Stéphane Bern (vide)

Eric Gérard reprend : « Le bâtiment reste à la charge de la commune. Mais reprendre le chantier permet à la communauté de communes d’avancer l’argent. Nous avions évoqué cette possibilité il y a plusieurs années avec la commune ».

Stéphane Bern pour l’éternité à Thiron-Gardais ?

Des travaux rapportés

Après une première phase de travaux menés de 2015 à 2018, la commune de Thiron-Gardais devait engager un nouveau chantier en 2019 sur l’église dont la nef est la plus longue d’Eure-et-Loir après la cathédrale de Chartres. Des études avaient été faites. Mais face au budget colossal du chantier, plus de 1,4 millions d’euros, la commune de plus de 900 habitants, qui a par ailleurs traversé des difficultés financières ayant conduit à la saisine de la Chambre régionale des comptes l’an dernier, ne pouvait porter seule ces travaux. Le maire Victor Provôt a donc fini par accepter la proposition de la Cdc Terres de Perche.

« Cela a pris du temps, du temps qui finit par nous coûter de l’argent public. Les entreprises ont maintenu leur offre, mais nous accusons une hausse par rapport au premier budget établi. Avec la même somme, on aurait pu faire plus ».

Éric Gérard (président de la Communauté de communes Terres de Perche)

Les travaux sont financés aux « deux niveaux par l’État. C’est naturel. Ce patrimoine dépasse le territoire de Thiron-Gardais et concerne toute la nation, affirme le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan. La lutte pour la préservation du patrimoine est importante. Le patrimoine occupe une place centrale de notre identité, c’est un vecteur de vie ensemble et de cohésion ».

Quant au Département, il subventionne les travaux à hauteur de 125.000 € auxquels s’ajoute 140.000 € du fonds départemental de dotations du patrimoine, constitué de fonds privés.

L’église abbatiale reste ouverte pendant les travaux. Un concert des Petits Chanteurs à la Croix de Bois organisé par l’association pour la restauration de l’abbaye aura ainsi lieu au printemps prochain.

Bérénice Poulin

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la lame de fond des transitions numérique et écologique

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Aujourd’hui, aucun secteur culturel ou presque n’est épargné par cette double transition. La restauration du patrimoine n’échappe évidemment pas à la règle. « Les outils informatiques permettent aujourd’hui de croiser à peu près toutes les données entre elles, sans restriction ni de forme, ni de nature, qu’elles soient, graphiques, écrites, présentes, passées, tout se corrèle avec tout, dans un jeu de jongleries techniques pratiquées jusqu’à la virtuosité », un résumé de l’architecte Christophe Amsler dans son introduction. Un propos qu’illustre de façon magistrale le chantier de Notre-Dame, avec son apport considérable en matière de gestion de données scientifiques.

Quant à la transition écologique, dans un contexte où l’augmentation des températures et la diminution des ressources biologiques « surplombant de toute leur masse les discussions et les angoisses, il y a longtemps que la notion de patrimoine a ouvert ses marges à la géographie, à la nature et au paysage », a-t-il rappelé. Preuve en fut donnée par la table ronde « Changer notre regard sur la restauration : renaturer la culture, reculturer la nature ». Retour sur ces deux temps forts qui ont montré « la contemporanéité extrême du patrimoine, tout à la fois savoir archaïque et prospectiF « .

Mobiliser les données de la recherche : l’exemple de Notre-Dame

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Au lendemain de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la mobilisation de la communauté scientifique a été d’une ampleur inédite. Comme en témoigne la liste des différents groupes de travail du chantier scientifique, présentée par Pascal Liévaux, chef du département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel à la direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture , l’un des artisans de ces Entretiens : « structure, bois et charpente, pierre, métal, verre, émotions, mobilisations patrimoniales, acoustique, décor monumental, données numériques ». Réunissant à l’initiative du ministère de la Culture et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) « 175 chercheurs et une cinqquantaine de laboratoires », ce chantier scientifique a permis, précise Pascal Liévaux, de « consolider l’écosystème de la recherche, ce dont témoigne l’ouvrage Notre-Dame de Paris, la science à l’œuvre (éditions Le Cherche Midi) ».

« Nous avons tout de suite pressenti que ce chantier était nécessairetémoigne Rémi Fromont, architecte en chef des monuments historiques, associé sous la conduite de Philippe Villeneuve aux côtés de son collègue Pascal Prunet, au chantier de restauration de Notre-Dame. Parler de vestiges plutôt que de gravats, comme nous l’avons fait spontanément, est à cet égard éloquent ». À partir de relevés partiels dont certains très récents, le premier enjeu était de « récolter des données le plus rapidement possible ». Mission plus qu’accomplir : « Grâce au travail précieux du CNRS, nous avons pu enrichir les données de façon à interpréter les documents », se félicite Rémi Fromont qui cite notamment les exemples du brunissement des couvertures en plomb et de la déformation des voûtes.

« La dynamique du chantier scientifique s’est trouvée cristallisée à travers la restauration de Notre-Dameenchérit Aline Magnien, conservatrice du patrimoine, parfaitement placé, en sa qualité d’ex-directrice du Laboratoire de recherche des Monuments Historiques, pour en juger « La dynamique qui s’est mise en place va servir, dans ses différents aspects, pour des chantiers futurs », assure-t-elle : vestiges matériels (« il faut en conserver les plus possibles de façon à en garder la mémoire »), traces anthropologiques…

Un enthousiasme qui prend un tour concret quand les chercheurs prennent la parole. « Quand on parle de science, on a tendance à mélanger les aspects de technologie pure et la recherche proprement dite. Ce qui est formidable avec Notre-Dame, c’est le croisement sur l’ensemble des aspects, souligne Philippe Dillmann, directeur de recherche à l’Institut de recherche sur les archéo-matériaux. Un exemple ? « Après avoir fait le deuil de la charpente, nous avons eu la surprise de découvrir qu’une série d’agrafes ceinturaient le mur. Celles-ci ont été utilisées dès la phase de construction médiévale. Avec, à la clé, toute une série de questions plus passionnantes les unes que les autres : le rôle du métal dans la statique du monument, la provenance des matériaux, la façon dont ils ont été fabriqués.… ».

« Nous sommes entrés dans le chantier en supposant d’être utiles. Le premier enjeu, comme l’a rappelé Rémi Fromont, a été de disposer de données numériques pouvant véhiculer des connaissances.témoigne Livio de Luca, directeur de recherche au CNRS qui a notamment travaillé sur l’enrichissement sémantique des données. Nous sommes partis d’un point, la restauration proprement dite, pour étendre nos recherches à tous les secteurs. Tous ces travaux ont abouti à une véritable « cathédrale des connaissances » » qui est au cœur du chantier ». Une cathédrale de connaissances à laquelle spécialistes du patrimoine et profanes trépignent déjà d’avoir accès, ce qui sera choisi fait à l’horizon 2026-2027, date prévue pour la mise à disposition des données en Open source.

Depuis quelques jours, Notre-Dame a retrouvé sa flèche surmontée d’une croix. La réouverture de la cathédrale est prévue dans un an. Qui l’aurait cru au lendemain de l’incendie du 15 avril 2019 ? Derrière le respect de ces délais, auquel le général Georgelin, président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame, récemment disparu, tenu plus que tout, il faut voir le signe de ce « système monumental d’information ».

Changer notre regard sur la restauration : renaturer la culture, reculturer la nature

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« Les expressions « renaturer la culture », « reculturer la nature » témoignent de l’interaction complexe entre le patrimoine culturel et la nature », souligne Vania Virgili, directrice de la recherche technologique à l’Institut pour les sciences du patrimoine en Italie qui, dans le cadre de la coopération franco-italienne sur le patrimoine culturel mise en place depuis plus d’un an, travaille main dans la main avec son homologue Pascal Liévaux sur les sujets de la double transition numérique et écologique. Une interaction particulièrement réussie dans le cas de Pompéi : « Des vignobles ont été plantés pour protéger les vestiges. Au bout du compte, c’est tout le paysage culturel antique qui a été reconstitué. Autrement dit, on utilise la nature pour préserver de manière contrôlée le patrimoine de Pompéi. » rapporte Vania Virgili.

Pour autant, Pompéi fait figure d’exception. On revient de loin, semble dire Roch Payet, consultant en conservation préventive. « Il y a 45 ans, on était encore dans le déni des questions sanitaires et environnementales. On a littéralement baigné dans les produits chimiques. Il a fallu attendre 2004 pour que le lindane, insecticide cancérogène, soit interdit dans le traitement des bois », rappelle le consultant, spécialisé en gestion des infestations, qui a développé des automates de traçabilité pour les traitements anoxiques, en particulier lors du traitement des collections du musée de Grenoble en 2000 et 2001. Aujourd’hui, « un cordon sanitaire » est mis en place autour des collections et les professionnels se sont tournés vers une approche plus globale qu’on pourrait qualifier d’écologie de la préservation du patrimoine. « Un large panel pluridisciplinaire est associé à chaque projet, c’est une très bonne chose. La préservation du patrimoine est quelque chose de trop sérieux pour la laisser aux seules mains des spécialistes », observe non sans humour Roch Payet.

Pour la biodiversité, la situation appelle également un sursaut. « On parle d’un effondrement de la biodiversité, à un rythme accéléré. Qu’on en juge : 35% des milieux humides ont disparu depuis 1970 et, sur 150 000 espèces recensées par l’Union internationale de la nature, 42 000 sont menacées », alerte l’architecte et urbaniste Marie-Jeanne Jouveau qui, à la tête de l’agence Capla, donne l’exemple : l’agence s’attache en effet à mettre en valeur l’existant et à avoir la plus faible empreinte. environnementale possible. Se référant à la Stratégie nationale pour la biodiversité présentée en novembre 2023 dans sa version finale, elle met en exergue le rôle de tout à chacun (« personne d’autre que nous ne pourrons mettre en place les actions sur la biodiversité ») ainsi que l’enjeu prioritaire que constitue la lutte contre l’artificialisation (« la place du végétal permet l’adaptation de la ville aux enjeux climatiques »).

« Ce sont les chercheurs anglais qui nous ont permis de sortir de l’ornière entre géomorphologies et archéologues. », explique Bruno Phalip, professeur émérite à l’université Clermont Auvergne, se référant notamment, aux travaux d’Heather Viles, professeur en bio-géomorphologie et en conservation du patrimoine à l’université d’Oxford. « L’un des points essentiels consiste à considérer que la bio-protection et la bio-remédiation sont une voie possible pour aider à la préservation des sites, d’où le développement d’une pensée sauvage, non assujettie à la pensée rationnelle, qui ne serait pas jugée inférieure et promet le contact intime entre l’homme et le milieu ». Celui qui parle aussi d’une « forme de quiétude-redécouverte » a lui-même pu plaider pour un « réensauvagement des monuments historiques ». « Il faut admettre l’usure normale sur un temps long. Nous nous devons de travailler dans le sens d’une modestie des interventions, même s’il est encore aujourd’hui difficile de ne plus utiliser des biocides ».

« Il n’y a pas de réversibilité possible s’agissant du patrimoine. Tous les choix ont un impactassure Marie-Jeanne Jouveau : une énergie bois aura un impact sur la forêt quand une pompe à chaleur sera consommatrice d’électricité. Il ne s’agit pas d’un sport de combat mais d’un sport d’équipe ». « Le patrimoine est entretenu pour être transmis au public. Cela pose la question centrale de son appropriation : la jeune génération, préoccupée par la question environnementale, le défendra d’autant plus si cette préoccupation est relayée. La société civile a également un rôle décisif à jouer », soutient son côté Roch Payet. Communauté du patrimoine d’un côté, société civile de l’autre, ces deux « équipes » ne sera pas de trop pour continuer à faire rayonner un patrimoine « qui nous a inscrit dans le temps long de l’aventure humaine », comme l’a rappelé Rima Abdul-Malak.