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Jubilate a fait partager le chant Grégorien au public de l’église Saint-Georges de Botsorhel – Botsorhel



Ce vendredi 2 septembre 2022, l’église Saint-Georges de Botsorhel a accueilli Jubilate, un groupe de choristes créé en 1997 à la cathédrale de Toulon, qui cultive le chant Grégorien. Près d’une quarantaine de personnes assistées au concert appelé « Via Vitae ». Les tournées sont réalisées dans toute la France, mais aussi à l’étranger. La recette de la soirée sera remise pour les travaux de restauration de l’église. Le trio Yan Zawacki, Marike Havel et Alain Pupier ont apprécié « la qualité acoustique de l’église ».

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Riedseltz L’église dotée d’une statue de saint Jacques de Compostelle

Après restauration, des bénévoles du village ont installé sur un socle et à l’arrière de l’église une statue de saint Jacques de Compostelle, bien visible depuis la rue de l’église en contrebas.

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À Parthenay, les sœurs de Notre-Dame de La Couldre espèrent rénover leur église romane

L’établissement traditionaliste de Parthenay, école et collège hors contrat, prépare sa grande rentrée du 12 septembre 2022… et esquisse l’idée de la réfection de son joyau d’église romane.

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Saint-Alban. Un chantier de restauration riche d’enseignements

Ils étaient dix-huit jeunes, bénévoles de l’association parisienne Arcade à investir le site de restauration de l’ancienne église du village. Ils ont fourni de Paris, de Tours, de Bretagne, de toute la France, pour découvrir un chantier hors norme, dans un cadre qui était loin de leur être familier. Pour la deuxième année, l’association a choisi Saint-Alban dans le cadre de ses chantiers jeunesse afin de donner un coup de main…

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l’Hexagone dans l’objectif de 200 photojournalistes

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Pièce maîtresse du soutien à la filière presse dans le cadre du plan de relance, la commande publique « Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire », conçue par le ministère de la Culture et pilotée par la Bibliothèque nationale de France, répond à un double objectif : signaler « un signal fort en direction de tout un secteur, celui du photojournalisme », selon Fannie Escoulen, cheffe du département de la photographie à la direction générale à la création artistique du ministère de la Culture, et permettant à 200 photojournalistes d’exprimer leur talent dans les différents territoires de l’Hexagone.

Leurs travaux, qui répondent à un large éventail de sujets, donnent à voir les mille et une réalités du pays à l’heure de la pandémie mais sont aussi les marqueurs d’un genre dont l’esthétique, sous l’influence d’autres disciplines , est en plein renouvellement. Entretien avec Héloïse Conésa, responsable de la collection de photographie contemporaine à la Bibliothèque nationale de France, opératrice de la commande.

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À qui s’adresse la commande publique « Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire » ? Quel est son objectif ?

Avant toute chose, il est important de souligner que « Radioscopie de la France » est une commande photographique historique, aussi bien en termes de diversité des sujets traités que d’ampleur du nombre de photographes concernés. Elle s’adresse aux photojournalistes mais aussi, plus largement, aux photographes qui collaborent avec les organes de presse. L’enjeu est d’abord de remettre sur le devant de la scène le regard du professionnel de l’image. Le flux d’images qui nous arrive aujourd’hui à fait beaucoup de dégâts dans la profession, les images des photojournalistes circulant majoritairement sur internet, moins dans la presse papier. Or, il est évident qu’un photojournaliste ne s’empare pas d’un sujet d’actualité de la même manière qu’un amateur.

Comment les lauréats ont-ils été sélectionnés ?

Les jurys, qui se sont réunis à l’occasion des deux appels à projets, comprenaient une vingtaine de membres, dont des professionnels reflétant la pluralité du champ de la photographie – directeurs d’institutions françaises et européennes (Anne Lacoste, Xavier Canonne…) , photographes (Joan Fontcuberta…), éditeurs (Patrick Le Bescont…) – et des personnalités appartenant à d’autres disciplines à l’instar de l’historien Philippe Artières. On y retrouve aussi bien entendu des personnalités incontournables du monde photojournalistique : Jean-François Leroy, le directeur du festival de photojournalisme Visa pour l’image, Florence Aubenas, écrivaine et grand reporter au journal Le MondeNicolas Jimenez, directeur de la photographie de ce même journal, Lionel Charrier, chef du service photographie du journal LibérationLéna Mauger, rédactrice en chef des revues XXI et 6MoisLaurent Abadjian, directeur de la photographie à Télérama… Nous souhaitions que les différentes écoles croisent leurs regards afin d’avoir une juste représentation du métier. Je cite souvent cette phrase de Samuel Bollendorff : « Quand j’ai commencé dans les années 80, j’étais photoreporter, dans les années 90, je suis devenu photojournaliste de presse, et aujourd’hui je suis documentariste auteur ».

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On ne peut pas parler de Radioscopie de la France sans parler de la Mission photographique déposée à la DATAR au début des années 80 dont l’objectif était de représenter le paysage français…

C’est vrai même si ces deux commandes sont différentes à de nombreuses contraintes. Les commanditaires ne sont pas les mêmes : la Mission photographique de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR) d’un côté, le ministère de la Culture de l’autre. Par ailleurs, la mission photographique, avec à sa tête Bernard Latarjet et François Hers, réunissait 29 photographes contre 200 pour « Radioscopie de la France ». Qui plus est sur un temps long puisque la mission a duré de 1984 à 1989. Enfin, si une exposition des travaux à mi-parcours de la mission a eu lieu en 1985 au Palais de Tokyo, et si la mission est devenue mythique et a nourri l’imaginaire de nombreux photographes, grâce notamment au livre Paysages – Photographies, il a fallu attendre trente ans et l’exposition Paysages français, une aventure photographique (1984- 2017) présenté à la BnF en 2017 pour revoir ces images. On n’avait pas perçu à l’époque la nécessité de les valoriser de façon immédiate. C’est une autre différence. Quand le ministère nous a nommé cette commande, nous avons soutenu les photojournalistes dans la diffusion de leur travail. Cette valorisation prendra différentes formes : une grande exposition à la BnF aura lieu au printemps 2024. Par ailleurs, nous allons mener des opérations de valorisation sur le territoire avec différents lieux partenaires : des centres photographiques souvent membres du réseau Diagonal, des festivals, des mairies , des bibliothèques…

Du côté de la production, quel est le dispositif retenu ?

Si l’on constate une chute drastique de la présence de la photographie dans les organes de presse, c’est aussi parce que les journaux n’ont pas toujours les moyens d’envoyer les photographes sur le terrain. Avec « Radioscopie de la France », nous voulons donner ces moyens aux photographes. Ils ont sept mois pour produire leurs sujets et disposant chacun d’une enveloppe de 22 000 euros. Les expositions commenceront à partir du printemps 2023 quand tous les photographes auront rendu leurs travaux, mais il n’y a pas d’interdiction de vente préalable des images produites grâce à la commande aux organes de presse, et certains travaux, entre autres personnes de Yohanne Lamoulère (voir notre article) ou Camille Millerand, ont déjà été publiés.

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En dehors de la presse, où les photojournalistes publient-ils leurs sujets aujourd’hui ?

Les photojournalistes, actant la chute des commandes de la presse, ont trouvé d’autres moyens de produire leurs sujets, notamment dans le cadre de collaborations avec les ONG [organisations non-gouvernementales] qui sont un pourvoyeur de commandes importantes. Ils ont aussi commencé à diffuser leurs images dans des institutions muséales et ont multiplié les circuits de valorisation de leurs travaux en privilégiant les agences, à commencer par Magnum Photo. L’agence, interprétée aujourd’hui par la photographe espagnole Cristina de Middel, un acte de longue date ces évolutions de la photographie de presse. Mais elle n’est pas la seule. L’agence NOOR, dont nous avons exposé les tirages ce printemps à la BnF, fondé notamment par le grand photoreporter de guerre Stanley Green en 2007, a eu très tôt à cœur de proposer une grande variété d’écritures photojournalistiques. Je pense notamment à Bénédicte Kurzen dont la pratique, guidée par la volonté de témoigner d’un événement ou d’un sujet au long cours ouvre en grand les possibilités d’hybridation de la photographie avec d’autres médiums afin de créer, comme elle le dit elle-même, de « nouvelles stratégies visuelles », qui sensibilisent mieux le public aux soubresauts du monde. Redonner une place au regard du photographe professionnel, c’est aussi prendre acte de cette évolution.

Où ont-ils été formés ?

Parmi les lauréats, quelques-uns viennent de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, d’autres se sont formés sur le terrain, beaucoup ont été formés à l’École des métiers de l’information (EMI), où enseigne d’ailleurs l’un de nos lauréats, Guillaume Herbaut. Beaucoup de photographes proviennent également de filières qui ne sont pas purement photographiques : il y en a qui ont fait des études d’histoire, de sociologie, de sémiologie… L’image est venue plus tard dans leur parcours. Par ailleurs, nous n’avions pas de limite d’âge, nous tenions à ce croisement générationnel inspiré de la mission photographique de la DATAR, qui a aussi bien permis Robert Doisneau que de jeunes photographes comme Sophie Ristelhueber ou Jean Louis Garnell

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Par quoi est-on frappé en premier quand on consulte le carnet de bord de la commande sur le site internet de la BnF ?

Nous avons en effet proposé aux lauréats de nous informer régulièrement par des brèves ou des photographies des avancées de leur projet et nous avons relayé ces contenus sur une page dédiée du site de la BnF. C’était une façon de montrer la réalité d’un terrain et le quotidien d’une profession (se documenter en profondeur sur un sujet, rencontrer divers interlocuteurs, trouver le bon protocole de prise de vue, etc.)

« Radioscopie de la France » est d’abord le reflet d’un pays qui doit composer avec la pandémie, elle est aussi le reflet des évolutions de la photographie. Les sujets sur l’écologie, la précarité, la néo-ruralité, la nouvelle paysannerie, la jeunesse – je pense notamment au travail de Lucille Saillant –, la situation à l’hôpital, sont très présents. Il y a également quelques sujets sur l’« ubérisation » de la société, les métiers du tertiaire, mais ce ne sont pas les sujets majoritaires. En termes d’aires géographiques, il faut aussi noter le bon équilibre entre la métropole et les territoires ultra-marins.

Où les lauréats en sont-ils dans la réalisation de leur travail ?

Les 100 premiers sont sur le point de rendre leur reportage ou ont déjà terminé de travailler. Les lauréats du deuxième appel à projet ont quant à eux commencé à travailler en juin et termineront en décembre. S’agissant des modalités de la remise, ils vont d’abord nous remettre « le grand reportage », c’est à dire l’ensemble des fichiers numériques édités qui seront conservés sur le site Gallica de la BnF, puis ils vont en extraire dix images qui entreront dans les collections du département des Estampes et de la photographie, et dix tirages d’exposition dont ils restent propriétaires mais qui circulent sur le territoire. La qualité du sujet et la qualité du regard photographique ont seules guidé le choix du jury. Nous savons que la situation des photographes est difficile mais ce qui est fait actuellement est sans équivalent au niveau international.

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Zutkerque : une association pour sauvegarder le patrimoine cultuel privé est née

L’idée est venue d’un habitant qui a vu sa chapelle disparaître et qui a fait partie de la municipalité de son regret de n’avoir pas agi à temps. Pour préserver à l’avenir le patrimoine cultuel privé de …

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Le patrimoine de la Nièvre s’ouvre aux curieux avec un guide…

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Le sable. Appel aux dons pour la restauration de l’église

L’humidité a envahi l’église de Sand, de nombreuses traces sont visibles, les peintures sont écaillées et les encadrements des vitraux se détachent. Les bancs très abîmés exigent également une restauration.

Des travaux de rénovation ont permis de redonner à l’église Saint-Martin, tout son lustre d’antan.

Participez à la restauration de l’église

En partenariat avec la Fondation du patrimoine, un appel aux dons sera mis en place dès septembre.

Jeudi 28 juillet, Marek Szulga, représentant de la Fondation du patrimoine Alsace et Denis Schultz, maire de Sand, ont signé la convention de souscription actant cette collaboration.

L’appel aux dons s’adresse à tous : particuliers, entreprises souhaitant participer à la réalisation de ce projet patrimonial et historique. Un reçu fiscal sera remis pour bénéficier d’une réduction d’impôt.

Connaître, sauvegarder et transmettre

Le projet de restauration de l’église Saint-Martin de Sand vise à récolter des fonds pour protéger cet édifice religieux reconstruit au courant du XVIIIe siècle.

La paroisse compte sur la donatrice des donateurs pour concrétiser cette rénovation. Des bulletins pour les dons seront disponibles à la mairie de Sand et diffusés dès le mois prochain, par les membres du conseil de fabrique.

Renseignements : www.fondation-patrimoine.org/79828

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Stéphane Bern pour sauver l’église du Collège au Puy ?

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À l’approche des fêtes mariales, tous les regards se tournent vers la cathédrale, mais Le Puy possède trois autres sanctuaires : Saint-Joseph de Bon-Espoir d’Espaly-Saint-Marcel, le sanctuaire Saint-Michel d’Aiguilhe et le quatrième plus discret aujourd’hui : Saint-Régis du Collège.
Après l’église Saint-Laurent, celle des Carmes (dont les travaux s’éternisent), la ville conserverait s’attaquer à un nouveau chantier d’envergure, celui de l’église dite du Collège, pour laquelle des diagnostics ont été réalisés . À l’intérieur, de petits clairs carrés sur fond de décors très sombres laissent imaginer ce qu’un nettoyage complet pourrait donner.

Éviter que l’église ne prenne l’eau

Avant d’envisager une réfection complète de l’édifice, il convient de protéger l’essentiel. La municipalité, en fin d’année dernière, a procédé à la mise en sécurité par étaiement de la galerie du XVIIIe siècle qui jouxte la cour de l’école du collège Lafayette. Aussi à la mise hors eau de la terrasse sur la façade ouest, au-dessus de la monumentale porte d’entrée en bois aux motifs de feuillages, de fleurs et de fruits. Un nettoyage de cette façade s’imposait : des végétaux avaient poussé.Des retables ornés dans les chapelles latérales.

Caroline Barre, première adjointe du Puy, indique qu’une demande pour trouver des financements, a été transmise à la Mission Patrimoine adressée à Stéphane Bern. Celle-ci est déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et la FDJ (Française des jeux). La mission reste la même en quatre ans d’existence : récolter des fonds pour restaurer ces monuments en péril grâce à un loto. Depuis la première édition en 2018, la Mission patrimoine a aidé 645 sites pour leurs travaux de restauration, dont 90 projets emblématiques du patrimoine régional et 555 sites départementaux. La dernière sélection compte 18 sites, un seul auvergnat : le Parc des Sources, à Vichy (Allier). La ville du Puy n’exclut pas de formuler une nouvelle demande, sa première requête n’ayant pas abouti.

La vie du quartier s’en est allée, le sanctuaire s’est endormi

Une fois sous la voûte, la richesse contraste avec l’austérité de l’ensemble. L’intérieur ombreux offre la possibilité d’admirer le grand retable du chœur en bois sculpté et d’autres retables dorés dans les chapelles latérales. L’église du Collège évoque et rend hommage à trois personnalités locales du XVIIe siècle : le peintre Guy François, le sculpteur Pierre Vanneau auteur de magnifiques panneaux en bois, mais aussi et surtout Saint-Jean-François Régis désigné au Puy comme « le père des pauvres » et dont la rue bordant l’édifice porte le nom.
La centenaire Andresine Boyer, la doyenne du quartier, très fatiguée ces derniers mois, témoigne du temps jadis dans un bulletin municipal de la ville du Puy :

Lorsque les enterrements étaient rendus dans l’église du Collège, le corbillard passait toujours par la rue Saint-François Régis pour rejoindre le cimetière, au bruit de la Calèche et des chevaux qui le tiraient. Cela s’est arrêté au cours des années 1960.

Andresine se souvient aussi des commerces : le café face à l’église du Collège, un taxi, une coiffeuse, une modiste, un autre bistrot, une pouponnière où un médecin se rendait une ou deux fois par semaine, une laiterie et deux épiceries- buvette. Andrésine Boyer travaillait dans l’une d’elles. La vie dans le quartier s’en est allée, le sanctuaire s’est endormi.Une évaluation des travaux a été réalisée.

Un petit groupe de bénévoles veille quotidiennement sur l’édifice au premier rang devenu sœur Anne-Catherine qui anime à quelques mètres de là, rue du Collège la Tente de la rencontre, un lieu destiné en particulier aux personnes isolées.
Lors de son installation il y a deux ans comme recteur de la cathédrale, également recteur des sanctuaires Saint-Joseph Saint-Michel et du Collège, le père Jean-Loïc Ollu témoignait : « Il ya un défi à relever, celui de permettre à tous ceux qui rejoignent nos sanctuaires, lieux de pèlerinages, de pouvoir vivre quelque chose. On a une richesse extraordinaire, ici, au Puy : beaucoup peut trouver un havre de paix dans la multiplicité de ces sanctuaires ».

L’édifice lié à l’apôtre du Velay et du Vivarais

Pour le père Ollu, le Collège est indéniablement lié à Saint Jean-François Régis surtout auprès des anciens. Le recteur est fidèle au sanctuaire. Le samedi matin est réservé aux confessions. La messe du dimanche à 18 heures est appréciée d’une poignée de fidèles. « Une quarantaine de personnes vient à l’office. Les messes du dimanche soir sont devenues rares », précise le père Ollu qui en est convaincu : « Le sanctuaire mérite d’être animé, mais pour cela sur un besoin de bénévoles. Ou, ils sont de moins en moins nombreux ».
L’église accueille le 16 juin la fête de Saint-François Régis et des célébrations en hommage à Notre-Dame-de-Fatima avec la communauté portugaise, les 13 mai et 13 octobre. Le sanctuaire reçoit des visites diffusées et régulières en période estivale. Il n’y a pas si longtemps, une association y proposait des concerts dans l’idée de récolter des fonds pour l’édifice.

Visites théâtralisées

Dernièrement, Joachim Leyronnas, un comédien passionné d’histoire installé à Chenereilles a imaginé des soirées au cours inclus, vêtu d’une soutane, il incarne Saint-François Régis. Une déambulation théâtrale débute sur le parvis du sanctuaire en direction de la cathédrale. Le 28 juillet dernier, une douzaine de personnes étaient venues d’Ardèche à la découverte de l’apôtre du Velay et du Vivarais. Joie, bonne humeur et enthousiasme étaient au rendez-vous durant ce parcours de deux heures dans les rues de la cité mariale afin de se remémorer les œuvres sociales du saint patron des jésuites de France. Pour participer à ces soirées théâtralisées, il convient de se renseigner auprès de l’Office de tourisme du Puy.Joachim Leyronnas fait revivre l’apôtre du Velay.

Philippe Suc

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Historique. Cinq siècles de la vie d’une communauté de religieuses à Vieux-Thann

De la fin du XIIIe siècle à la Révolution française, une poignée de religieuses a vécu à l’ombre de l’église de Vieux-Thann. Tout commence vers 1290 : une dame noble, originaire de Gundolsheim, restée anonyme, achète une maison proche de l’église du pèlerinage de Vieux-Thann. Elle s’y installe, avec Himmeltrude et Catherine, formant ainsi un béguinage, c’est-à-dire une communauté religieuse qui vit sans se retirer du monde.

Comme toute communauté féminine doit dépendre d’un monastère masculin, elles sont adaptées des dominicains de Bâle. Mais, à l’installation des franciscains à Thann en 1297, elles tentent de se rattacher à eux, par commodité, mais sans succès. Déboutées par le tribunal et estimant la décision injuste, elles font appel au papier, sans que l’on connaisse le résultat de cette démarche.

Les béguines ne prononcent pas de vœux de chasteté et d’obéissance définitives comme dans une communauté traditionnelle, mais s’y engagent moralement et à titre personnel. Prières et travail…