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VIDÉO. Commentaire l’orgue de l’église Saint-Éloi de Forges-les-Eaux sera restauré

L’orgue de l’église Saint-Éloi de Forges-les-Eaux a besoin d’être restauré. La municipalité et une association s’allient pour trouver les financements nécessaires aux travaux.

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Une formation pour rendre les festivals plus durables

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Optimiser la consommation énergétique des festivals en calibrant mieux les sources d’approvisionnement, choisir des solutions moins énergivores pour la restauration, la scène ou l’éclairage, explorer de nouvelles solutions techniques : tels sont les objectifs du parcours de formation mis en place par le Collectif des festivals à Rennes.

Créé en 2005 en Bretagne pour réfléchir sur le sujet de la transition écologique et sociale, il réunit aujourd’hui une trentaine de festivals sur le territoire breton et les accompagne dans leur de développement durable mais aussi sur les questions d’ordre social et sociétal . « On travaille aussi bien sur les questions de l’énergie, des déplacements, de l’alimentation et des déchets que sur des questions plus sociales comme celles de l’accessibilité des personnes en situation de handicap ou des violences sexuelles et sexistes », explique Rudy Guilhem-Ducléon, chargé de mission développement durable et projets responsables.

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Les Trans Musicales de Rennes, festival adhérent au Collectif, apportent le développement durable dans la mise en œuvre de leur projet.

Sobriété, efficacité, approvisionnement énergétique

Les festivals sont confrontés à des spécificités liées aux lieux dans lesquels ils s’installent, souvent peu pensés pour ce type d’usage. « Cela implique une logistique dédiée et la construction d’un certain nombre d’infrastructures », souligne Rudy Guilhem-Ducléon. S’ajoute à cela l’accueil du public qui a pour conséquence un impact sur certains sites naturels. Ainsi, le Collectif et les organisateurs ont dégagé trois grands enjeux pour limiter la consommation énergétique des festivals.

Le premier enjeu est celui de la sobriété avec un redimensionnement des installations, des systèmes son et lumière, de la capacité d’accueil des lieux ou des déplacements des artistes. Le deuxième concerne l’efficacité des dispositifs, avec un accompagnement des directions techniques pour mettre en adéquation les installations avec les besoins. « On observe souvent un sur-dimensionnement des groupes électrogènes de x3 à x10 donc il y a une marge de progression », poursuit Rudy Guilhem-Ducléon. Le collectif encourage les festivals à utiliser les led, moins énergivores, pour l’éclairage ou le gaz, plus efficaces, pour les espaces cuisine. Ce deuxième enjeu est lié au troisième, celui de l’approvisionnement énergétique. Sur ce sujet, le Collectif travaille avec Enedis pour faire en sorte que les festivals se raccordent, dès que cela est possible, au réseau fixe, trente fois moins émetteur de CO2. Il s’agit enfin de trouver des énergies plus propres, comme le solaire ou l’éolienne. « Un de nos festivals adhérent a récemment sonorisé une scène entière à l’énergie solaire. Ces initiatives sont encore éparses mais c’est encouragé », note Rudy Guilhem-Ducléon.

Auparavant essentiellement centrée sur la question de la mutualisation de matériel et de la réduction des déchets, la question de la transition écologique prend de plus en plus d’ampleur. Le parcours de formation Coordination Développement durable d’un festival est donc né d’une montée en puissance des préoccupations des organisateurs de festivals pour ce sujet. « À l’image de la société, les festivals évoluent, constate Rudy Guilhem-Ducléon. La prise de conscience s’élargit et on travaille avec des festivals engagés donc la démarche va plus vite et plus loin, notamment depuis la crise sanitaire. On travaille de façon plus stratégique, on planifie réellement les actions de développement durable et on met en place des indicateurs pour voir comment s’améliorer ».

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Méthodologie, actions et valorisation

Le Collectif a imaginé ce parcours de six modules qui dure une dizaine de jours sur une année scolaire. Il est composé de trois blocs de deux modules chacun. Le premier insiste sur les outils méthodologiques avec notamment la mise en place d’un audit de développement durable. « Il s’agit d’un état des lieux complet des outils d’évaluation pour limiter l’empreinte environnementale. On essaie de comprendre l’impact d’un festival sur la biodiversité et les ressources naturelles », résume Cécile Talon, chargée de mission développement durable et responsable formation. Le deuxième propose des actions concrètes et le troisième met l’accent sur la communication et la valorisation de la démarche. « Le parcours apporte beaucoup d’informations et donne la place à l’échange entre les participants. Il y a aussi une dimension opérationnelle comme quand on parle par exemple de gestion des toilettes sèches », poursuit Cécile Talon. Tout au long de ce parcours, les stagiaires sont encadrés par des intervenants qui connaissent bien le secteur culturel. « Sinon, ce serait plus théorique et moins satisfaisant pour les participants », estime Cécile Talon.

La dernière session, qui vient de s’achever, a atteint une vingtaine de personnes de toute la France, aussi bien salariés que bénévoles. « Nous avons eu de très bons retours, assure Cécile Talon. Ce parcours permet aux personnes de structurer leur démarche. Des responsables du développement durable en poste depuis longtemps ont pu renouveler leurs outils et les conforter tandis que des personnes récemment nommées ont gagné en légitimité, peuvent être mieux reconnues dans leur structure. » Le parcours pourrait s’affiner avec la mise en place de modules facultatifs selon l’expérience des participants ou des journées d’immersion sur le terrain.

Un Acte 2 du plan de sobriété énergétique dans le secteur culturel

Le secteur de la culture représente aujourd’hui environ 2 % de la consommation énergétique totale française, sans compter les consommations liées aux déplacements des artistes, des œuvres et surtout du public. En octobre 2022, un premier plan de sobriété avait été présenté par le ministère de la transition écologique avec des mesures comme la baisse de la température à 19°C l’hiver, la réalisation de travaux à gains rapides ou encore la mise en place de mesures favorables à la réduction de la consommation de carburant.

Après un bilan de ce premier volet, le plan est désormais entré dans son Acte 2, avec un groupe de travail des acteurs de la culture qui s’est réuni en avril dernier. Ce groupe rassemble des représentants des établissements publics et entreprises du secteur de la culture, des représentants des collectivités locales, des énergéticiens et des experts de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

Ensemble, ils ont réfléchi aux tensions sur l’énergie obtenue face au monde de la culture, en particulier dans les lieux reçus du public. Les pistes de réflexion concernent notamment l’éclairage, la réduction des consommations liées au numérique, la connaissance et l’exploitation du potentiel immobilier et de sa performance énergétique, la gestion et l’amélioration des outils de chauffage et la formation aux écogestes.

« Une vie culturelle plus éco-responsable est possible !a lancé Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, au sortir de cette réunion. De nombreuses initiatives ont été mises en œuvre pour réduire les consommations de gaz, d’électricité et de carburant dans tous les champs culturels. Ces efforts de sobriété énergétique ont été déployés sans réduire l’accès à la culture de nos concitoyens, un principe auquel je reste très attachée. Collectivement, nous avons su répondre aux urgences à court terme, tout en anticipant les défis de l’avenir. »

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Notre-Dame-du-Royaume ou l’église du centre commercial de Chicoutimi

Entre l’aire de restauration et les salles de bain du centre commercial Place du Royaume, on trouve une église. Si ça peut paraître inusité au premier regard, ça ne l’est pas du tout pour la paroisse Notre-Dame-du-Royaume de Chicoutimi, qui célèbre ses 45 ans.


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Kamil Zihnioglu photographie les identités corses

Sorti de l’école de condé en 2017, Kamil Zihnioglu est un photographe tout terrain. Des archives de la Bibliothèque nationale de France dans dix de ses images vont faire leur entrée, au Journal Le Monde ou aux agences de presse, il se plaît à travailler pour différents univers, tout en développant, depuis 4 ans, un sujet qui lui tient à cœur : la question des origines et de l’attachement à la terre avec pour toile de fond…, la Corse.

Sur quoi travaille-tu en tant que photographe aujourd’hui ?

Lorsque je suis sorti de l’école de condé, j’ai commencé un projet en Corse car j’avais de la famille là-bas et que j’avais envie de me tourner vers un travail plus personnel et documentaire. Je souhaitais me tourner vers un travail d’auteur et être moins une usine de production d’images pour la presse nationale et internationale. J’ai déménagé sur l’île juste avant le Covid et je poursuis depuis 4 ans ce travail documentaire qui est un mélange entre l’intime et le documentaire journalistique. C’est un projet hybride entre argentique et numérique. Un livre est en préparation pour l’été 2024 et j’ai fait trois expos cette année donc une grosse à la médiathèque de Porto-Vecchio.

Peux-tu nous expliquer ton projet ?

Mon projet s’appelle Intraccià. Il s’agit d’une quête vers les identités corses. Je suis venu au départ pour essayer de trouver ce qui constitue l’identité corse et je n’en ai pas trouvé une mais dix mille. La question centrale de ce projet a été de m’interroger sur ce qui rattache la jeunesse à sa terre. Je suis né d’un père turc, d’une mère syrienne allemande et je suis né en France, donc je me suis moi-même posé des questions là-dessus. En arrivant sur une terre comme la Corse, j’ai compris que l’attachement à la terre était primordial pour comprendre d’où on vient. En suscitant de côté mon approche de journaliste, j’ai pu entamer un nouveau voyage sans destination, celui de l’exploration des sentiments que provoque cette île. Intraccià, est le fruit de cette errance, cet amour et ce sentiment inexplicable d’appartenance pour une terre qui n’est pas la mienne. J’essaie d’apprendre la langue corse et ça a été d’une grande importance pour moi dans cette recherche autour de l’insularité.


Tu travailles aussi comme photographe pour la presse comme avec le Journal Le Monde. Quel type de photos fais-tu dans ce cadre-là ?

C’est surtout du reportage, cela peut concerner du social, de la politique, des portraits. Ça va de suivre un ministre, à faire le portrait d’un chanteur, d’un ouvrier pour les pages éco du journal, ou d’être avec un agriculteur ou l’office de l’environnement corse toute la journée en bateau.

Un souvenir qui t’a marqué en tant que photographe de presse ?
Il y en a plusieurs ! Je me souviens d’une photo pendant la loi Travail en 2016, où un homme est sorti d’un nuage de gaz lacrymogène. Je vois une ombre sortir et je sens qu’il faut que je fasse la photo. Ou encore je me rappelle d’une photo que j’ai faite après les attentats du Bataclan. Un brancard couvert d’une couverture de survie était au sol, avec deux personnes du SMUR au-dessus de lui. On ne voit rien et au moment où je décide de valider la photo, je me rends compte qu’ils ont soulevé le drap et qu’une main est tombée.

Quel est ton parcours pour te former dans le domaine de la photographie ?

Après le bac, je savais que je voulais faire de la photo, j’ai donc fait des stages en Allemagne dans une agence de presse et un tabloïd. Ça m’a appris le métier de la presse et permis d’être déjà à l’aise avec un appareil. Mes deux parents travaillant tous les deux dans le milieu du photojournalisme et de la presse, et après un trimestre en fac de géographie à Montpellier, j’ai commencé à bosser un peu avec mon père à l’agence de presse Sipa à Paris. J’ai fait de la plomberie, de la comptabilité, de l’iconographie et toutes sortes de missions, jusqu’au jour où un photographe salarié a été malade alors qu’il devait aller photographier un évènement à l’Elysée. J’y suis allé, j’ai couvert comme ça deux-trois événements à l’Elysée et Matignon, puis j’ai fait le festival de Cannes un mois après, et je n’ai plus arrêté. Malgré ça, mes parents voulaient quand même que je fasse une école, c’était non négociable. Donc j’ai choisi l’école de condé pour aller au-delà de la technique. Ça m’a permis d’atteindre une maturité photographique en étant confronté à d’autres écritures qui ne sont pas les miennes. Au fur et à mesure, ça a ouvert mon champ des possibilités en me plongeant dans l’image, être capable de l’analyser et comprendre ce qu’elle veut dire.

Que t’a aussi apporté à ta formation à l’école de condé ?

L’école m’a montré qu’on ne peut pas bosser seul. Je travaille par exemple avec un directeur artistique qui m’a aidé à concevoir mon projet, avec un retoucheur, avec une développeuse de projets qui m’aide à faire des textes par exemple pour élaborer des dossiers de bourses ou de prix. Il est important de ne pas être tout seul quand on est photographe pour avoir d’autres regards et travailler avec d’autres talents.

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Au Neubourg, la Cathédrale des Champs, œuvre dédiée à Saint Paul

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L'église Saint-Paul illuminée par un coucher de soleil automnal en 2020.
L’église Saint-Paul, surnommée Cathédrale des Champs, illuminée par un coucher de soleil automnal en 2020. ©Thomas Guilbert / archive

« L’église Saint-Paul possède une architecture imposante. On la voit d’assez loin. De la route de Beaumont, c’est l’une des premières choses que l’on voit », souligne Isabelle Vauquelin. Ce n’est pas la première fois que le maire du Neubourg (Eure) endosse la fonction de guide pour la visite de l’église Saint-Paul. « On l’appelle aussi la Cathédrale des Champs », précise le premier magistrat de la commune. En ses mains, elle tient un mémo d’une dizaine de pages que la municipalité a constituée dès 2013, à l’occasion des visites programmées aux Journées européennes du Patrimoine (JEP).

Sur les ruines d’un temple païen

C’est principalement au cours de ces journées de septembre que le public peut avoir à des visites commentées du monument. Le restant de l’année, si vous préférez visiter les lieux, vous pourrez le faire uniquement en toute autonomie. Le lieu saint est ouvert du lundi au samedi, de 10 à 17 h, grâce à la mobilisation de bénévoles, de la paroisse principalement.

À l’origine, un temple païen occupait les lieux. Une première église a ensuite été renforcée. Les traces requises par les archéologues remontent jusqu’à 1077. « Durant la guerre de Cent Ans, un parcours de 1447 relate que l’église Saint-Paul fut dévastée », indique le document d’Isabelle Vauquelin. À partir de 1461, donc, la construction de l’église actuelle a commencé. Elle a duré jusqu’à 1483.

Chronologie

1077 : traces d’une première église, construite sur les ruines d’un temple païen.
1118 : l’église est incendiée par Henri Ier Plantagenêt.
1447 : l’église est dévastée une nouvelle fois, signant le projet de construction d’une nouvelle église.
De 1461 à 1483 : construction de l’église actuelle.
1592 : un incendie est orchestré par le duc de Parme.
1611 : fin de la reconstruction de l’édifice.
1620 : construction du caveau.
1628 : Alexandre de Vieupont, marquis du Neubourg, est inhumé dans l’église.
1791 : le déambulatoire devient une sacristie.
1818 : installation des cloches Marie et Jeanne.
1843 : installation des cloches Victoire et Rose-Alexandrine.
1848 : destruction des échoppes accolées à l’église.
1853 : ajout du fronton.
1866 : reconstruction des murs de la nef.
1897 : installation de la chaufferie et découverte du caveau.
Fin du XIXe : remplacement des vitraux.
1938 : classement aux Monuments historiques.
1940 : un obus français détruit le clocher.
1952 : restauration de l’orgue.
1958 : reconstruction du clocher.
1960 : Jean Barillet confectionne les vitraux du côté sud.
1991 : remise en état des bancs.

Un cimetière de 300 sépultures

Cependant, l’église ne sera pas épargnée par les événements majeurs de l’Histoire de France. Après l’incendie orchestré par le duc de Parme en 1592, la reconstruction de l’édifice s’est achevée en 1611. Plus récemment encore, un obus français a détruit le clocher en 1940.

L’église Saint-Paul se distingue par son autel en forme de proue de bateau.

Isabelle Vauquelin maire du Neubourg

Entre autres spécificités de l’église Saint-Paul : l’église abritait un cimetière d’environ 300 sépultures. « En 1897, lors des travaux d’installation d’une chaufferie, les ouvriers ont mis à jour de nombreux ossements et ont découvert le caveau des Vieupont, situé juste en dessous du chœur, entre les anciennes grilles et barrières de communion », poursuit le document. Par mesure d’hygiène et pour éviter les pillages, il a ensuite été déplacé. Quelques années, maintenant, il n’est plus autorisé depuis d’accéder à l’ancien caveau, l’escalier a été condamné.

L'église se distingue notamment par son autel en forme de proue de bateau.
L’église se distingue notamment par son autel en forme de proue de bateau. ©Thomas Guilbert

La Cathédrale des Champs se caractérise par son architecture atypique. Elle a été « construite dans le style de transition entre le gothique et le style Renaissance », entre la seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle. « L’église Saint-Paul se distingue par son autel en forme de proue de bateau », ajoute Isabelle Vauquelin en levant le regard vers le plafond surplombant le chœur. C’est notamment grâce à cette particularité que l’église a été classée aux Monuments historiques en 1938.

La nef de 18 m de haut

Le plafond de l’édifice, justement, est d’une hauteur assez peu commune pour une église rurale. La nef s’élève à 18 m de hauteur, ce qui lui vaut le surnom précédemment cité. À l’instar des cathédrales, les fidèles pouvaient aussi circuler derrière l’autel. À présent, l’abside sert de sacristie.

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Isabelle Vauquelin souligne la richesse des menuiseries. On y voit notamment Saint Paul, avec sa clé, et Saint Pierre, avec une épée, entourés d’angelots. Les deux saints sont honorés depuis très longtemps en Normandie. C’est pour cette raison que, parfois, sur le nom de l’église Saint-Paul – Saint-Pierre.

Ces menuiseries mettent en évidence des tableaux. Le peintre français Nicolas Loir (1624-1679) serait l’auteur de la grande huile représentant la résurrection du Christ dans le retable central. L’œuvre a d’ailleurs été restaurée par Pierre Jaillette, conservateur repris au Neubourg. Dans les autels latéraux, celui de droite est dédié à Saint Michel et celui de droite à l’assomption de la Vierge Marie. « Remarquez : le peintre s’est peint en bas à droite », signale le maire du Neubourg, à propos du dernier tableau.

L’église Saint-Paul possède des richesses que hélas, on ne peut pas inventorier de façon exhaustive. Braquons seulement les projecteurs sur les vitraux. Ces derniers ont, pour la plupart, été remplacés vers la fin du XIXe siècle. Ce sont « des copies de Saint-Ouen de Rouen » : la pêche miraculeuse (latéral droit de la nef), la déposition de croix (portail nord), l’adoration des mages (1876), la sainte communion (1883), le calvaire (1890), le Christ en gloire et le triomphe de Saint-Michel. Plus récemment encore, le verrier Jean Barillet a confectionné les vitraux du côté sud (1960). Sur la remarque à leur facture moderne. Ils représentent le baptême de Jésus, au-dessus des fonts baptismaux, et Saint Paul, dans la nef latérale droite.

Deux vitraux doivent encore être refaits. Pour l’instant, ils sont blancs et transparents. « Ça fait entrer la lumière… mais ça met en évidence les toiles d’araignées », sourit Isabelle Vauquelin, rappelant le rôle joué par l’association Au Cœur du Patrimoine neubourgeois, qui s’appelait Au cœur du Neubourg à sa création, dans la préservation de ce patrimoine. C’est d’ailleurs l’équipe de la présidente Catherine Michon qui a succédé aux élus dans les visites guidées lors des Journées européennes du Patrimoine. En attendant la réfection des deux œuvres, les visiteurs peuvent admirer le magnifique patrimoine intérieur de l’édifice religieux.

Visites libres du lundi au samedi de 10 à 17 h. Visites commentées lors des prochaines Journées européennes du Patrimoine.

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saccagé par Daech, le musée de Mossoul expose sa réhabilitation

De Palmyre, en Syrie, à Nimrod, en Irak, Daech a largement pillé et saccagé les hauts lieux du patrimoine mésopotamien, multimillénaire. Le musée de Mossoul, symbole de la riche histoire de la région, n’a pas échappé à la fureur obscurantiste de l’organisation djihadiste. En 2015, le monde découvrait avec effroi une vidéo de propagande montrant plusieurs de ses fanatiques détruire avec entrain les œuvres préislamiques du musée.

Phase finale de réhabilitation

Huit ans après, la mobilisation de la communauté internationale et du monde de la culture s’apprêtent à réaliser une prouesse : faire revivre quelques-unes des plus belles œuvres de cette institution, réhabiliter ses murs et financer que « les musées sont la mémoire des peuples vivants et le patrimoine éternel de l’humanité »selon les mots de son directeur, Zaid Saadallah.

Les phases finales de restauration et de reconstruction ont été rendues le 11 mai en présence du ministre irakien de la culture et des partenaires de cette renaissance réalisée en 2019 : Musée du Louvre, World Monuments Fund, Smithsonian Institution et le financeur, Fondation Aliph (Alliance internationale pour la protection du patrimoine), qui a jusqu’à présent investi plus de 1,3 million de dollars dans le projet.

Réouverture prévue pour 2026

La réouverture officielle du musée n’interviendra qu’à la fin des travaux de restauration, prévue en 2026. « Il faut parfois un instant pour tout balayer, et une éternité pour réhabiliter », a d’ailleurs rappelé Ariane Thomas, directrice du département des antiquités orientales du Louvre.

Le 11 mai a cependant démarré l’exposition temporaire « Le musée culturel de Mossoul : de la destruction à la Réhabilitation », ouverte au public jusqu’au 1euh juin et accessible en ligne et en français. La première occasion, pour le public, de visiter ce musée fermé depuis 2003 pour des raisons de sécurité. Sa réouverture, espérée en 2014, s’était alors heurtée à la prise de Mossoul par Daech et à la tragique mise en scène de sa destruction.

Coopération entre restaurateurs irakiens et professionnels du Louvre

Près de 28 000 livres de la bibliothèque et une centaine de pièces ont disparu sur le marché noir international. En revanche, la mise à l’abri de la plupart des artefacts au Musée de Bagdad, en 2003, lors de l’invasion américaine, a permis d’en protéger certains malgré des pillages. Quant aux œuvres les plus imposantes restées dans le deuxième musée d’Irak, au cœur de la plaine de Ninive, elles ont été dynamitées en plusieurs milliers de fragments par Daech.

Certaines d’entre elles, comme le lion de Nimrod, la base du trône du roi assyrien Assurnasirpal II, orné d’écritures cunéiformes, ainsi que deux figures de lamassu (animaux légendaires ailés, gardiens des temples et palais assyriens), reprennent actuellement forme sous la principale experte des restaurateurs du Louvre et de leurs collègues irakiens, formés par ces derniers. Les cicatrices, elles, restent. Comme ce cratère en plein centre de la salle assyrienne, témoin du dynamitage de la base du trône d’Assurnasirpal II, gardé intact. Un rappel « voulu par les Irakiens, pour ne jamais oublier ce qu’il s’est passé »explique Ariane Thomas.

Malgré l’annonce d’une réouverture en 2026, l’instabilité irakienne a été imposée au directeur du Musée de Mossoul, Zaid Saadallah, de mesurer sa joie. Celui-ci a en effet déclaré qu’il serait « très heureux et fier le jour où (il) verrait la réouverture du Musée de Mossoul ».

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Message de l’Église orthodoxe bulgare à l’occasion du 70e anniversaire de la restauration de son patriarcat

Nous avons évoqué ici le 70e anniversaire de la restauration du patriarcat de Bulgarie. Nous publions maintenant le texte intégral du message de l’Église orthodoxe bulgare à cette occasion : « Le …

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Lautrec. L’église Saint-Clément dévoile la restauration de son tableau phare

« Deux ans après avoir quitté l’église de Saint-Clément, le tableau « Crucifixion avec la Vierge et Saint-Clément » a retrouvé sa place au-dessus de l’autel. Cette huile sur toile, œuvre anonyme du XVIIIe siècle inscrite à l’Inventaire, a été nommée par la municipalité aux professionnels du CRPA de Gaillac et aux ateliers Bonhoure d’Albi (ébénisterie d’art). Département), a permis de restaurer cette œuvre fortement dégradée : châssis attaqué par les insectes, toile trouée et déchirée, peinture altérée et craquelée… Il aura donc fallu deux ans pour redonner tout son éclat à cette œuvre chère à beaucoup de Lautrécois. Coût total : 24 714€ HT Après avoir obtenu des subventions auprès de la DRAC, de la région et du département, le reste à charge pour la commune de Lautrec est de 4 943€ hors taxe.

Le comité paroissial avait de son côté désigné la rénovation des enduits intérieurs à Sylvie Dauzats, artisan du bâti ancien. Les Lautrécois pourraient admirer l’ensemble lors du week-end des 13 et 14 mai prochains, pendant lequel l’église sera ouverte au public. « Les horaires sont définis samedi, de 14h à 18h ; et dimanche, de 10h à12h et de 14h à 18h », annonce Florence Gourlin, adjointe au maire, chargée de la culture et du patrimoine.

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Une collecte reçue pour installer un orgue dans l’église Saint-Paxent de Massay

Construite aux XIVe et XVe siècles, l’église Saint-Paxent de Massay n’avait jamais été dotée d’un orgue. Ce devrait bientôt être choisi fait. La commune et la Fondation du patrimoine viennent, en effet, de lancer une collecte pour financer l’achat et la restauration d’un orgue. Le coût pour la collectivité s’élève à 53.731 euros. Mais la commune et la Fondation espèrent réunir 15.000 euros de dons. Les travaux pourraient avoir lieu au cours de cet été.

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Élincourt-Sainte-Marguerite. L’église fait de nouveau resplendir ses vitraux

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Inauguration vitraux église Elincourt-Sainte-Marguerite
L’inauguration des vitraux de l’église Saint-Flor d’Elincourt-Sainte-Marguerite s’est déroulée ce samedi 6 mai au matin- Crédit : Fabrice Alves-Teixeira / Oise Hebdo

L’église Saint-Flor d’Élincourt-Sainte-Marguerite n’a jamais semblée aussi resplendissante. Alors que le chantier de restauration des vitraux de la bâtisse se sont achevés cet hiver, ce samedi 6 mai au matin, les partenaires du projet se sont réunis pour l’inauguration officielle et la bénédiction de ces vitraux flambants neufs.

Les artisans ont remis à neuf une douzaine d’entre eux. Certains partiellement, d’autres totalement. Parmi eux, La Communion de Jeanne d’Arc, une œuvre réalisée par Maurice Denis en 1927. «Ces vitraux étaient pour la plupart d’époque, même si certains ont été refaits après la guerre», note Annie Delobel présidente de l’association Protection préservation d’Elincourt (PPDE). C’est cette association qui a lancé et porté l’initiative de cette réfection il y a de cela quatre ans. Et en près d’un siècle, ces vitraux avaient souffert des affres du temps. «Certains, très rares, étaient cassés, d’autres descellés, d’autres forts abîmés», liste la maire de la commune Annie Ménard.

Inauguration vitraux église Elincourt-Sainte-Marguerite
Pour la plupart, les vitraux étaient d’origine, c’est-à-dire de 1927. Certains avaient été refaits après-guerre – Crédit : Fabrice Alves-Teixeira / Oise Hebdo

Petite commune de moins de 900 habitants, Elincourt, située au nord de Compiègne n’avait toutefois pas les moyens de mener seule ce chantier. Et pour cause, cette restauration a coûté quelque 54.000 euros. «Le plus long, reprend la maire, c’était de monter les demandes de subventions indispensables pour un chantier sur lequel nous avions besoin d’aide». Mais les dossiers ont été bien montés : 50 % ont été pris en compte par le conseil départemental de l’Oise. La Direction régionale de l’architecture et de la culture en a assumé pour sa part 40 %. Le mécénat a aussi joué son rôle avec 20.000 euros consentis par le Crédit Agricole d’Ile-de-France et la PPDE a elle-même mis 1.760 euros. Le reste à charge pour la commune est ainsi minime : de l’ordre de 10.000 euros. Pour attirer les subventions, les porteurs du projet avaient des arguments : le chœur, datant du XIe siècle, est classé.

Inauguration vitraux église Elincourt-Sainte-Marguerite
La plaque inaugurale révélée par la maire de la commune, la présidente de l’association patrimoniale et les mécènes et subventionneurs – Crédit : Fabrice Alves-Teixeira / Oise Hebdo

«On a travaillé à réduire les coûts, notamment avec le choix des artisans qui nous apparaissaient les moins-disants mais aussi les plus professionnels», explique Annie Delobel. Le chantier a été confié, pour la taille de la pierre, à Philippe Tardieu de Chiry-Ourscamp et pour la partie verre, à l’atelier Berthelot de Saint-Pierre Aigle, dans l’Aisne.

Ce chantier qui s’est déroulé de 2020 à 2022 touche presque à sa fin. Si la quasi-intégralité des vitraux ont été reprises, une quatrième tranche, plus modeste, verra la réfection du vitrail du sas d’entrée. Une remise en état de la nef est également prévue.

À l’issue de la bénédiction de l’église et de ses vitraux par l’archiprêtre Benoît Lecointe de la paroisse de Noyon, la présidente de l’association comme le maire se montraient « très fières » du travail réalisé. Le curé lui aussi a dit son bonheur d’officier dans une église de nouveau resplendissante