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Qui sont les donateurs pour la rénovation de l’église à Tourrettes ?

Quand on aime, on ne compte pas. Ce dicton colle plutôt bien avec l’élan de solidarité qui a lieu à Tourrettes-sur-Loup.

En effet, de nombreux habitants ont mis la main à la poche pour aider à financer la rénovation de l’église Saint-Grégoire. Les travaux devraient durer deux ans et rendre ses lettres de noblesse à cet édifice qui date du XIIe siècle (lire Nice-Matin du 23 novembre).

« Plus de 20% de la population s’est mobilisée »

Voilà plusieurs années que la campagne de don est ouverte.

Pour le moment, 60.000 euros ont été réalisés par des privés. Une somme importante pour ce village de quelques 4.000 âmes.

Au total, les travaux s’élèvent à plus d’un million d’euros, la Ville a obtenu des subventions de la Région, de l’Etat, du Département et de la fondation du Patrimoine.

A la suite d’un appel à témoignage lancé par Nice-Matin pour en savoir un peu plus sur ces généreux Tourrettans, le délégué de la fondation du Patrimoine pour les Alpes-Maritimes a tenu à faire le point.

En plus des quatre associations d’habitants et des trois entreprises de la commune, Jean-Louis Marques estime qu’il y a eu 800 (1) personnes qui ont – directement ou indirectement – ​​financé le chantier. « C’est un résultat remarquable, plus de 20% de la population s’est mobilisée ! », assure l’homme. Il ajoute : « A signaler aussi plusieurs dons importants de résidents américains, germaniques, belges… »

Une riveraine qui porte un nom bien connu dans le village – Bagaria (en référence à l’ancien maire) – explique pourquoi elle a donné de l’argent : « En tant qu’habitante et paroissienne de Tourrettes, il me paraît tout à fait naturel d’y contribuer. L’église tient un rôle très important au sein du village et il n’y a qu’à voir le rassemblement des Tourrettans lors des obsèques de l’un des leurs pour s’en convaincre »a confié Claudine Bagaria auprès de Nice-Matin.

De son côté, Françoise a laissé un commentaire sur le site de la fondation du patrimoine en 2020 : « Embellir le cœur de notre village avec la restauration de notre église Saint-Grégoire est un plaisir. »

1. Jean-Louis Marques explique son calcul : « Un don est un foyer, il faut donc multiplier les 252 donateurs par 2,5 pour avoir le nombre de donateurs soit: 612 personnes. Une association c’est en moyenne 20/30 adhérents actifs, voire plus. Il y en a 4 qui ont contribué, on peut estimer 200 personnes derrière leurs dons.

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L’église abbatiale du XIIe siècle à Thiron-Gardais « enfin » en chantier

Les échafaudages font leur retour. Quatre ans après un premier chantier, des travaux sont entrepris pour sécuriser l’église abbatiale du XIIe siècle à Thiron-Gardais.

Enfin. Le mot était sur toutes les lèvres, samedi matin, lors du lancement du chantier de l’église abbatiale de Thiron-Gardais. Les travaux, qui comprennent la restauration de la façade nord, avec les parties basses de la charpente nord et sud de la nef et les trottoirs extérieurs, et la restauration de la galerie du cloître, soit la charpente et la couverture des tuiles plaques, les sols et les abords des vestiges du cloître, vont débuter le 15 janvier. La fin des travaux est estimée au printemps 2025.

prime « Le bonheur est dans le Perche ! » : à Thiron-Gardais, Stéphane Bern devant sa région d’adoption

Un bâtiment qui souffre

« Avant, l’église abbatiale était entourée de plusieurs bâtiments qui ont été détruits. Sans ces supports, la charpente s’est désorganisée, se dilate et craque, Tout se désagrège. L’urgence est de sécuriser le bâtiment au niveau des murs et de la charpente », détaille Éric Gérard, président de la Communauté de communes Terres de Perche, qui, via une délégation de maîtrise d’ouvrage, a repris le chantier de l’ abbaye en main.

Au cours d’une réunion qui se tenait samedi matin, l’élu poursuit : « Quand la toiture sera refaite, il n’y aura plus de problèmes d’humidité et l’intérieur ne devrait plus être dégradé ». Stéphane Bern est venu en voisin et spécialiste du patrimoine.

« Le bâtiment n’a pas de fondations et souffre des infiltrations. Des pierres tombent du clocher ».

Stéphane Bern (vide)

Eric Gérard reprend : « Le bâtiment reste à la charge de la commune. Mais reprendre le chantier permet à la communauté de communes d’avancer l’argent. Nous avions évoqué cette possibilité il y a plusieurs années avec la commune ».

Stéphane Bern pour l’éternité à Thiron-Gardais ?

Des travaux rapportés

Après une première phase de travaux menés de 2015 à 2018, la commune de Thiron-Gardais devait engager un nouveau chantier en 2019 sur l’église dont la nef est la plus longue d’Eure-et-Loir après la cathédrale de Chartres. Des études avaient été faites. Mais face au budget colossal du chantier, plus de 1,4 millions d’euros, la commune de plus de 900 habitants, qui a par ailleurs traversé des difficultés financières ayant conduit à la saisine de la Chambre régionale des comptes l’an dernier, ne pouvait porter seule ces travaux. Le maire Victor Provôt a donc fini par accepter la proposition de la Cdc Terres de Perche.

« Cela a pris du temps, du temps qui finit par nous coûter de l’argent public. Les entreprises ont maintenu leur offre, mais nous accusons une hausse par rapport au premier budget établi. Avec la même somme, on aurait pu faire plus ».

Éric Gérard (président de la Communauté de communes Terres de Perche)

Les travaux sont financés aux « deux niveaux par l’État. C’est naturel. Ce patrimoine dépasse le territoire de Thiron-Gardais et concerne toute la nation, affirme le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan. La lutte pour la préservation du patrimoine est importante. Le patrimoine occupe une place centrale de notre identité, c’est un vecteur de vie ensemble et de cohésion ».

Quant au Département, il subventionne les travaux à hauteur de 125.000 € auxquels s’ajoute 140.000 € du fonds départemental de dotations du patrimoine, constitué de fonds privés.

L’église abbatiale reste ouverte pendant les travaux. Un concert des Petits Chanteurs à la Croix de Bois organisé par l’association pour la restauration de l’abbaye aura ainsi lieu au printemps prochain.

Bérénice Poulin

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la lame de fond des transitions numérique et écologique

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Aujourd’hui, aucun secteur culturel ou presque n’est épargné par cette double transition. La restauration du patrimoine n’échappe évidemment pas à la règle. « Les outils informatiques permettent aujourd’hui de croiser à peu près toutes les données entre elles, sans restriction ni de forme, ni de nature, qu’elles soient, graphiques, écrites, présentes, passées, tout se corrèle avec tout, dans un jeu de jongleries techniques pratiquées jusqu’à la virtuosité », un résumé de l’architecte Christophe Amsler dans son introduction. Un propos qu’illustre de façon magistrale le chantier de Notre-Dame, avec son apport considérable en matière de gestion de données scientifiques.

Quant à la transition écologique, dans un contexte où l’augmentation des températures et la diminution des ressources biologiques « surplombant de toute leur masse les discussions et les angoisses, il y a longtemps que la notion de patrimoine a ouvert ses marges à la géographie, à la nature et au paysage », a-t-il rappelé. Preuve en fut donnée par la table ronde « Changer notre regard sur la restauration : renaturer la culture, reculturer la nature ». Retour sur ces deux temps forts qui ont montré « la contemporanéité extrême du patrimoine, tout à la fois savoir archaïque et prospectiF « .

Mobiliser les données de la recherche : l’exemple de Notre-Dame

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Au lendemain de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la mobilisation de la communauté scientifique a été d’une ampleur inédite. Comme en témoigne la liste des différents groupes de travail du chantier scientifique, présentée par Pascal Liévaux, chef du département de la recherche, de la valorisation et du patrimoine culturel immatériel à la direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture , l’un des artisans de ces Entretiens : « structure, bois et charpente, pierre, métal, verre, émotions, mobilisations patrimoniales, acoustique, décor monumental, données numériques ». Réunissant à l’initiative du ministère de la Culture et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) « 175 chercheurs et une cinqquantaine de laboratoires », ce chantier scientifique a permis, précise Pascal Liévaux, de « consolider l’écosystème de la recherche, ce dont témoigne l’ouvrage Notre-Dame de Paris, la science à l’œuvre (éditions Le Cherche Midi) ».

« Nous avons tout de suite pressenti que ce chantier était nécessairetémoigne Rémi Fromont, architecte en chef des monuments historiques, associé sous la conduite de Philippe Villeneuve aux côtés de son collègue Pascal Prunet, au chantier de restauration de Notre-Dame. Parler de vestiges plutôt que de gravats, comme nous l’avons fait spontanément, est à cet égard éloquent ». À partir de relevés partiels dont certains très récents, le premier enjeu était de « récolter des données le plus rapidement possible ». Mission plus qu’accomplir : « Grâce au travail précieux du CNRS, nous avons pu enrichir les données de façon à interpréter les documents », se félicite Rémi Fromont qui cite notamment les exemples du brunissement des couvertures en plomb et de la déformation des voûtes.

« La dynamique du chantier scientifique s’est trouvée cristallisée à travers la restauration de Notre-Dameenchérit Aline Magnien, conservatrice du patrimoine, parfaitement placé, en sa qualité d’ex-directrice du Laboratoire de recherche des Monuments Historiques, pour en juger « La dynamique qui s’est mise en place va servir, dans ses différents aspects, pour des chantiers futurs », assure-t-elle : vestiges matériels (« il faut en conserver les plus possibles de façon à en garder la mémoire »), traces anthropologiques…

Un enthousiasme qui prend un tour concret quand les chercheurs prennent la parole. « Quand on parle de science, on a tendance à mélanger les aspects de technologie pure et la recherche proprement dite. Ce qui est formidable avec Notre-Dame, c’est le croisement sur l’ensemble des aspects, souligne Philippe Dillmann, directeur de recherche à l’Institut de recherche sur les archéo-matériaux. Un exemple ? « Après avoir fait le deuil de la charpente, nous avons eu la surprise de découvrir qu’une série d’agrafes ceinturaient le mur. Celles-ci ont été utilisées dès la phase de construction médiévale. Avec, à la clé, toute une série de questions plus passionnantes les unes que les autres : le rôle du métal dans la statique du monument, la provenance des matériaux, la façon dont ils ont été fabriqués.… ».

« Nous sommes entrés dans le chantier en supposant d’être utiles. Le premier enjeu, comme l’a rappelé Rémi Fromont, a été de disposer de données numériques pouvant véhiculer des connaissances.témoigne Livio de Luca, directeur de recherche au CNRS qui a notamment travaillé sur l’enrichissement sémantique des données. Nous sommes partis d’un point, la restauration proprement dite, pour étendre nos recherches à tous les secteurs. Tous ces travaux ont abouti à une véritable « cathédrale des connaissances » » qui est au cœur du chantier ». Une cathédrale de connaissances à laquelle spécialistes du patrimoine et profanes trépignent déjà d’avoir accès, ce qui sera choisi fait à l’horizon 2026-2027, date prévue pour la mise à disposition des données en Open source.

Depuis quelques jours, Notre-Dame a retrouvé sa flèche surmontée d’une croix. La réouverture de la cathédrale est prévue dans un an. Qui l’aurait cru au lendemain de l’incendie du 15 avril 2019 ? Derrière le respect de ces délais, auquel le général Georgelin, président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame, récemment disparu, tenu plus que tout, il faut voir le signe de ce « système monumental d’information ».

Changer notre regard sur la restauration : renaturer la culture, reculturer la nature

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« Les expressions « renaturer la culture », « reculturer la nature » témoignent de l’interaction complexe entre le patrimoine culturel et la nature », souligne Vania Virgili, directrice de la recherche technologique à l’Institut pour les sciences du patrimoine en Italie qui, dans le cadre de la coopération franco-italienne sur le patrimoine culturel mise en place depuis plus d’un an, travaille main dans la main avec son homologue Pascal Liévaux sur les sujets de la double transition numérique et écologique. Une interaction particulièrement réussie dans le cas de Pompéi : « Des vignobles ont été plantés pour protéger les vestiges. Au bout du compte, c’est tout le paysage culturel antique qui a été reconstitué. Autrement dit, on utilise la nature pour préserver de manière contrôlée le patrimoine de Pompéi. » rapporte Vania Virgili.

Pour autant, Pompéi fait figure d’exception. On revient de loin, semble dire Roch Payet, consultant en conservation préventive. « Il y a 45 ans, on était encore dans le déni des questions sanitaires et environnementales. On a littéralement baigné dans les produits chimiques. Il a fallu attendre 2004 pour que le lindane, insecticide cancérogène, soit interdit dans le traitement des bois », rappelle le consultant, spécialisé en gestion des infestations, qui a développé des automates de traçabilité pour les traitements anoxiques, en particulier lors du traitement des collections du musée de Grenoble en 2000 et 2001. Aujourd’hui, « un cordon sanitaire » est mis en place autour des collections et les professionnels se sont tournés vers une approche plus globale qu’on pourrait qualifier d’écologie de la préservation du patrimoine. « Un large panel pluridisciplinaire est associé à chaque projet, c’est une très bonne chose. La préservation du patrimoine est quelque chose de trop sérieux pour la laisser aux seules mains des spécialistes », observe non sans humour Roch Payet.

Pour la biodiversité, la situation appelle également un sursaut. « On parle d’un effondrement de la biodiversité, à un rythme accéléré. Qu’on en juge : 35% des milieux humides ont disparu depuis 1970 et, sur 150 000 espèces recensées par l’Union internationale de la nature, 42 000 sont menacées », alerte l’architecte et urbaniste Marie-Jeanne Jouveau qui, à la tête de l’agence Capla, donne l’exemple : l’agence s’attache en effet à mettre en valeur l’existant et à avoir la plus faible empreinte. environnementale possible. Se référant à la Stratégie nationale pour la biodiversité présentée en novembre 2023 dans sa version finale, elle met en exergue le rôle de tout à chacun (« personne d’autre que nous ne pourrons mettre en place les actions sur la biodiversité ») ainsi que l’enjeu prioritaire que constitue la lutte contre l’artificialisation (« la place du végétal permet l’adaptation de la ville aux enjeux climatiques »).

« Ce sont les chercheurs anglais qui nous ont permis de sortir de l’ornière entre géomorphologies et archéologues. », explique Bruno Phalip, professeur émérite à l’université Clermont Auvergne, se référant notamment, aux travaux d’Heather Viles, professeur en bio-géomorphologie et en conservation du patrimoine à l’université d’Oxford. « L’un des points essentiels consiste à considérer que la bio-protection et la bio-remédiation sont une voie possible pour aider à la préservation des sites, d’où le développement d’une pensée sauvage, non assujettie à la pensée rationnelle, qui ne serait pas jugée inférieure et promet le contact intime entre l’homme et le milieu ». Celui qui parle aussi d’une « forme de quiétude-redécouverte » a lui-même pu plaider pour un « réensauvagement des monuments historiques ». « Il faut admettre l’usure normale sur un temps long. Nous nous devons de travailler dans le sens d’une modestie des interventions, même s’il est encore aujourd’hui difficile de ne plus utiliser des biocides ».

« Il n’y a pas de réversibilité possible s’agissant du patrimoine. Tous les choix ont un impactassure Marie-Jeanne Jouveau : une énergie bois aura un impact sur la forêt quand une pompe à chaleur sera consommatrice d’électricité. Il ne s’agit pas d’un sport de combat mais d’un sport d’équipe ». « Le patrimoine est entretenu pour être transmis au public. Cela pose la question centrale de son appropriation : la jeune génération, préoccupée par la question environnementale, le défendra d’autant plus si cette préoccupation est relayée. La société civile a également un rôle décisif à jouer », soutient son côté Roch Payet. Communauté du patrimoine d’un côté, société civile de l’autre, ces deux « équipes » ne sera pas de trop pour continuer à faire rayonner un patrimoine « qui nous a inscrit dans le temps long de l’aventure humaine », comme l’a rappelé Rima Abdul-Malak.

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L’abbaye de Boulaur poursuit sa restructuration et inaugure son espace d’accueil du public

Labbaye-de-Boulaur-poursuit-sa-restructuration-et-inaugure-son-espace

l’essentiel
Après plusieurs mois de travaux, les religieuses de l’abbaye de Boulaur ont inauguré leur lieu d’accueil ce samedi 16 décembre en présence de nombreux Gersois. Ce bâtiment veut également servir de magasin et d’espace de rencontres.

Le paysage a bien changé en un an et demi devant l’abbaye de Boulaur. Les moteurs de travaux ont disparu et laissent désormais la place à un grand bâtiment en terre crue. Si quelques aménagements sont encore à terminer, le lieu d’accueil, que les religieuses appellent également l’écotone, a été officiellement inauguré ce samedi 16 décembre, en présence d’élus locaux, du préfet du Gers, Laurent Carrié, et de nombreux habitants du territoire.

Les travaux ont été réalisés en grande majorité avec des entreprises locales.

Les travaux ont été réalisés en grande majorité avec des entreprises locales.
DDM – Sébastien Lapeyrère

Sur l’emplacement de l’ancienne grange, dans laquelle les religieuses rangeaient leur matériel, ont donc été construits, au cours des derniers mois, un grand bâtiment rallongé d’un préau à la charpente apparente, un puits, une fontaine et une seconde auvent, plus petit, sous lequel est représenté, au sol, une croix occitane. À l’intérieur de l’édifice, l’odeur du bois flotte encore dans les airs.

« Nous avons travaillé avec des partenaires locaux, précise sœur Elisabeth. Les briques en terre cuite ont été fabriquées lors du premier chantier participatif et l’arcade et le puits ont été construits par le CAUE ». Une portée écologique a également été donnée au projet : le bâtiment a été construit en paille, avec un enduit terre.

Un lieu de vente, d’accueil et d’échanges

Inscrire dans le projet global de restructuration de l’abbaye Sainte-Marie, dont la première phase a permis la construction d’un bâtiment d’élevage et du laboratoire de fabrication des produits, cette nouvelle étape – d’un montant global de 1, 5 millions d’euros – voulait permettre de « faire le lien » entre la communauté et le monde extérieur, a rappelé Mère Emmanuelle, lors de l’inauguration.

Les religieuses y vendront les produits qu'elles fabriquent à la ferme.

Les religieuses y vendront les produits qu’elles fabriquent à la ferme.
DDM – Sébastien Lapeyrère

Ainsi, ce lieu d’accueil à plusieurs vocations : il permettra d’abord aux religieuses de disposer d’un lieu de vente pour leurs produits de la ferme en agriculture biologique. Les visiteurs pourront donc y retrouver leurs farines, fromages et la nouveauté, leurs bières. Mais il s’agit surtout d’un espace où pourra « se rencontrer et échanger la communauté et les visiteurs extérieurs, assure sœur Elisabeth. Nous organisons deux visites par jour de l’abbaye Sainte-Marie et le public pourra donc se regrouper ici » . Enfin, cette reconstruction permet également d’offrir une porte d’entrée plus accessible à l’abbaye Sainte-Marie avec une vue dégagée sur l’église.

Un projet qui « coche donc plusieurs cas », selon le préfet du Gers, qui a rappelé que la construction de cet espace d’accueil a été déterminée par le Plan de Relance de l’Etat. Sa dimension agricole, la transmission et la mise en valeur du patrimoine… « Cette opération permet de rendre encore plus attractif le site et le village », estime Laurent Carrié.

L'inauguration a lieu ce 16 décembre, en présence du préfet, Laurent Carrié, d'élus locaux et de nombreux Gersois.

L’inauguration a lieu ce 16 décembre, en présence du préfet, Laurent Carrié, d’élus locaux et de nombreux Gersois.
DDM – Sébastien Lapeyrère

D’autant plus que les religieuses réfléchissent d’ores et déjà à un nouveau projet : celui de l’hôtellerie ecclésiastique. La communauté accueille déjà régulièrement des familles, des jeunes ou encore des étudiants. « Nous hébergeons des personnes qui viennent pour se ressourcer et nous sommes 27 sœurs, explique sœur Elisabeth. Nous voulons donc revoir les espaces. C’est un bâtiment qui vit ».