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8 000€ pour la restauration du retable de l’église de Fromentières

Située dans la Marne, non loin de Montmirail, Fromentières garde au sein de son église un patrimoine qui a été remarqué. Il s’agit d’un exceptionnel retable flamand datant du XVIe siècle. Réalisé en bois dur, probablement du chêne de la Baltique, ce retable sculpté et peint illustre le style gothique flamboyant. Sa richesse iconographique et la finesse de ses détails en font une œuvre unique dans la région, témoin du rayonnement artistique de l’époque.

L’œuvre

C’est un chef-d’œuvre de l’école allemande de Nuremberg. Réalisé à Anvers au XVIe siècle, il est orné de minuscules mains apposées sur chacun des 150 personnages sculptés et peints qui le composent. Le retable encadre plusieurs panneaux représentant des scènes de la Passion du Christ, répartis dans des épisodes tels que l’entrée à Jérusalem, la Cène, la Crucifixion ou encore la Résurrection. Témoignage exceptionnel de l’art gothique flamboyant, ce retable a été acquis par les membres de la fabrique le 6 juin 1715 pour la somme de 12 pistolets (équivalent de 4 000 € en ou actuel, environ 10 000 € en pouvoir d’achat historique). Classé au titre des Monuments historiques par arrêté du 6 août 1881, il continue d’émerveiller par la richesse de ses détails et la finesse de son exécution.

La restauration

Le grand raffinement et la précision qui caractérisent cette œuvre exigent une restauration afin de lui permettre de resplendir à nouveau. Actuellement, l’ensemble présente un encrassement important, des traces d’humidité et une polychromie très altérée, presque effacée par endroits. Deux figurines manquent également : la Vierge à l’Enfant, dans la scène de l’Adoration des Mages, et le Christ, dans la scène de la Flagellation. Leur remplacement est envisagé à l’aide de figurines en plâtre, restituées dans le respect de l’harmonie de l’œuvre. Cette restauration a pour objectif de redonner toute sa splendeur et sa lisibilité à ce chef-d’œuvre du gothique flamboyant, témoin exceptionnel de plus de cinq siècles d’histoire.

La Sauvegarde de l’Art Français, c’est quoi ?

Sur son site internet, l’association précise son action. « Depuis 1921, la Sauvegarde de l’Art Français veille à la protection du patrimoine. Créée pour empêcher l’exportation de pans entiers d’architectures et d’œuvres d’art vers l’étranger, la Fondation se consacre aujourd’hui à la préservation des beautés qui font notre pays. »

Elle apporte son soutien à tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour restaurer et faire rayonner le patrimoine en France. Reconnue d’utilité publique, la Fondation peut compter sur un réseau national de correspondants, d’amis et sur de nombreux particuliers et entreprises mécènes pour l’appuyer dans ses actions.

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Confolens : AVECC toujours en première ligne pour la restauration du petit patrimoine à l’église Saint-Vincent

L’association de vigilance environnementale et citoyenne du Confolentais (AVECC) reste vigilante sur les dossiers liés…

L’association de vigilance environnementale et citoyenne du Confolentais (AVECC) reste vigilante sur les dossiers liés à l’environnement. En parallèle, elle développe, dans la mesure de ses moyens, la restauration du petit patrimoine, notamment à l’église Saint-Vincent de Saint-Germain-de-Confolens. C’est ce qu’a rappelé la présidente, Élise Patriarche, samedi lors de l’assemblée générale à la salle des sociétés de Confolens, en présence de Véronique Villedary, adjointe. Un retour a été fait, diaporama à l’appui, sur les manifestations environnementales de 2025 : visite de l’usine de traitement de l’eau à Bellevue, exposition « Environnement/santé » à Confolens puis à Exideuil, et participation aux débats sur les perturbateurs endocriniens à Availles-Limouzine. L’AVECC a participé à différentes animations : le 15 juin à Lessac, sur le site du tombeau d’Auguste Pressac, lors des Journées du patrimoine à Saint-Germain en lien avec le Pays d’art et d’histoire, au Forum des associations et au Téléthon.

Pour valoriser le petit patrimoine, un concert de musique classique donné bénévolement par Martin Bainbridge et ses musiciens a permis de collecter des fonds. Après un tableau sur la vie de Saint-Bernard de Clairvaux, Guillaume Lebaube, artiste peintre essois, a restauré la statue de la Vierge à l’Enfant.

Le bilan financier, sans subvention, dégage un résultat positif. L’adhésion annuelle est engagée à 10 euros. « Pour l’église Saint-Vincent, nous allons cette année veiller à poursuivre la petite restauration », a annoncé la présidente, citant la peinture des portes, le nettoyage des murs ou la pose de la statue récemment restaurée. L’association participera aux manifestations de l’École départementale de musique en juin et organisera un concert de musique classique le 26 juillet à l’église Sainte-Maxime.

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Faut-il désacraliser une partie du patrimoine religieux ? Les réponses des candidats à la mairie du Puy-en-Velay

Naziha Bouachmir (Le Puy-en-Velay Populaire) : « On ne prévoit pas de dépenses pharaoniques ».
« Tout d’abord, nous sommes attachés à la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Nous respectons scrupuleusement les principes de la laïcité qui offrent la garantie à chacune et chacun de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. Nous n’acceptons pas que la laïcité soit détournée de son objet pour s’en prendre à telle ou telle religion, ni pour exclure ou stigmatiser.
Selon la loi, il n’appartient pas à une mairie de désacraliser un bâtiment, c’est donc aux autorités religieuses de décider de donner ou non un caractère sacré à un bâtiment selon leurs propres critères. La loi de 1905 donne aux communes des prérogatives sur l’entretien et la réparation des édifices consacrés aux cultes construits avant 1905, nous nous y conformons.
On fera ce que la loi nous impose, mais on ne prévoit pas de dépenses pharaoniques. Notre priorité ne sera pas de dépenser l’argent public dans des lieux de culte. Nous souhaitons, quoi qu’il en soit, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne (RIC), quand il sera question de dépenses conséquentes. »

Laurent Johanny (Le Puy en Commun) : « Ce n’est ni un tabou, ni un totem ».
« Nous sommes attachés à préserver notre patrimoine, à engager des actions pour le réhabiliter quand nous le pouvons. Mais il faudra faire des choix face à plusieurs édifices qui présentent effectivement de gros périls.

« Il faudra faire des choix face à plusieurs édifices qui présentent effectivement de gros périls. »

Laurent Johanny

Concernant la question de la désacralisation et ces éléments de patrimoine qui accueillent aujourd’hui le culte, leur destination, effectivement, peut être mise dans la balance. Cependant, la désacralisation n’est pas du fait de la municipalité. Ce n’est ni un tabou, ni un totem.
Si des marges de désacralisation existent, elles doivent être le fruit d’un constat clair, partagé, à la fois sur l’occupation des locaux, sur les enjeux financiers pour la collectivité, de même que sur l’opportunité de projets. On sait qu’il y a de nombreux exemples en France, novateurs, où justement ces éléments de patrimoine désacralisés ont pu naître pour répondre aux besoins de la population tout en permettant de préserver le patrimoine. Parce que c’est bien cela l’objectif majeur. »

Michel Chapuis (Bon cap, énergies nouvelles) : « Notre position est claire, préserver et restaurer ».

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