Naziha Bouachmir (Le Puy-en-Velay Populaire) : « On ne prévoit pas de dépenses pharaoniques ».
« Tout d’abord, nous sommes attachés à la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Nous respectons scrupuleusement les principes de la laïcité qui offrent la garantie à chacune et chacun de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. Nous n’acceptons pas que la laïcité soit détournée de son objet pour s’en prendre à telle ou telle religion, ni pour exclure ou stigmatiser.
Selon la loi, il n’appartient pas à une mairie de désacraliser un bâtiment, c’est donc aux autorités religieuses de décider de donner ou non un caractère sacré à un bâtiment selon leurs propres critères. La loi de 1905 donne aux communes des prérogatives sur l’entretien et la réparation des édifices consacrés aux cultes construits avant 1905, nous nous y conformons.
On fera ce que la loi nous impose, mais on ne prévoit pas de dépenses pharaoniques. Notre priorité ne sera pas de dépenser l’argent public dans des lieux de culte. Nous souhaitons, quoi qu’il en soit, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne (RIC), quand il sera question de dépenses conséquentes. »
Laurent Johanny (Le Puy en Commun) : « Ce n’est ni un tabou, ni un totem ».
« Nous sommes attachés à préserver notre patrimoine, à engager des actions pour le réhabiliter quand nous le pouvons. Mais il faudra faire des choix face à plusieurs édifices qui présentent effectivement de gros périls.
« Il faudra faire des choix face à plusieurs édifices qui présentent effectivement de gros périls. »
Concernant la question de la désacralisation et ces éléments de patrimoine qui accueillent aujourd’hui le culte, leur destination, effectivement, peut être mise dans la balance. Cependant, la désacralisation n’est pas du fait de la municipalité. Ce n’est ni un tabou, ni un totem.
Si des marges de désacralisation existent, elles doivent être le fruit d’un constat clair, partagé, à la fois sur l’occupation des locaux, sur les enjeux financiers pour la collectivité, de même que sur l’opportunité de projets. On sait qu’il y a de nombreux exemples en France, novateurs, où justement ces éléments de patrimoine désacralisés ont pu naître pour répondre aux besoins de la population tout en permettant de préserver le patrimoine. Parce que c’est bien cela l’objectif majeur. »
Michel Chapuis (Bon cap, énergies nouvelles) : « Notre position est claire, préserver et restaurer ».
