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A Lyon, une campagne de mécénat pour restaurer la basilique de Fourvière

Publié le 20 oct. 2022 à 9:00

Edifiée il y a 150 ans, la basilique de Fourvière qui domine Lyon du haut de sa colline, montre des signes de faiblesse. « Les quatre tours doivent être sécurisées, la chapelle de la Vierge et les vitraux restaurés, le musée de Fourvière et la salle du trésor aménagés », égrainent les responsables de la Fondation Fourvière. Pour mener à bien tous ces travaux, il faudra au bas mot 14 millions d’euros. Mais dans un premier temps ce sont 5 millions d’euros qu’il faut parvenir à réunir rapidement pour sécuriser les tours.

La Fondation Fourvière lance donc une campagne de mécénat en direction des entreprises. A partir du 1er janvier 2023, la campagne de fonds sera ouverte en direction des entreprises. « Je pense qu’il y aura rapidement un club des mécènes » prédit Cyril Balas, le président du Conseil de Surveillance de la Commission de Fourvière.

Il vient de signer avec Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du patrimoine et Philippe Castaing, président de la Fondation Fourvière une convention de partenariat permettant de lancer cet appel aux dons dans le cadre d’une campagne nationale de mécénat. Les particuliers peuvent aussi se mobiliser à travers un site dédié.

Travaux récurrents

Sous le poids des années, la basilique de Fourvière nécessite de plus en plus de travaux. Celle qui a vu sa première pierre posée en 1872 et a été consacrée en 1896 a déjà subi plusieurs cures de jouvence. Classée monument historique, elle accueille plus de 2 millions de visiteurs par an. En 2006, une campagne de restauration avait permis de sécuriser et de rénover la toiture, la charpente, les voûtes, les coupoles et de repenser l’éclairage du monument. En 2017, c’est le chevet de la basilique qui a été restauré.

Déjà à l’époque des dons avaient permis de réaliser ces différents travaux. Mais aujourd’hui, d’autres dommages après des interventions sur le bâti. « Il y a des infiltrations d’eau, beaucoup d’érosion et des décollements » s’inquiète Philippe Castaing. La Fondation Fourvière posséderait également le pouvoir de restaurer les fresques du XIXe siècle découvertes sous la peinture de l’ancienne chapelle. Enfin, plusieurs objets et équipements situés à l’intérieur de la basilique ont aussi besoin d’un coup de jeune.

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Nozon. Exploitants agricoles et riverains à la réunion publique

Samedi matin, le maire, Christian Dautel, avait invité les habitants et les exploitants agricoles à une réunion publique à la Longère. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’invitation.

Voirie, élagage, petit patrimoine, entretien des talus, déchets, fibre optique, chemins de randonnées… étaient à l’ordre du jour. Hervé Le Gac, chargé de la voirie, a détaillé les travaux déjà effectués et annoncé ceux prévus pour 2023, à Pont Torret, Kercaudan, Kerioual, Saint-Maudé, Kervez, Guerrouat, Kergazuel, et Bossulan.

Il a également été question de la gestion des déchets. Le maire a rappelé qu’elle était de la compétence de CCA (Concarneau Cornouaille agglomération), le rôle de la commune étant d’avertir s’il ya des problèmes.

Chaque personne produit 220 kg par an, il devrait descendre à 110 kg pour que la taxe ordures ménagère reste à niveau. Pour les personnes qui détenaient un conteneur individuel, il suffit de téléphoner au service déchets de CCA et un conteneur sera livré devant votre porte. Chercher à la mairie. Le maire a annoncé un enfouissement des déchets en novembre au square Botrel.

La fibre en 2026

L’installation de la fibre a beaucoup de commentaires. C’est la région Bretagne qui pilote cette installation par l’intermédiaire de Mégalis. Ensuite, les travaux sont réalisés par des sous-traitants et là, d’après les commentaires, ce n’est pas toujours parfait, surtout au niveau de l’élagage, quand il faut passer des poteaux à 1 mètre au-dessus des arbres .

Pour l’instant, on en est à la phase 2, le Haut Bois, Saint-Maudé, Kergoadic, Nizon bourg et Coat-Nizon. La fibre n’arrivera en centre-ville qu’en 2026.

Pour le patrimoine, il existe des chapelles, Trémalo, Kergornet, Saint-André, Saint-Sylvestre, certaines sont entretenues par des associations locales. Le conseil départemental entretient aussi le patrimoine religieux avec le pacte 2030. Les talus indiquent aussi beaucoup de problèmes, certains sont protégés et l’entretien des arbres sur les talus est compliqué. En général, ils n’appartiennent pas à la commune, c’est aux propriétaires d’en assurer l’entretien.

Il a enfin été question des chemins de randonnées avec, parfois, des chemins communs dont le traçage a été perdu.

Contact : 02 98 06 00 35 ; mairie@pontaven.fr.

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Vendée : Le président du département appelle à défendre la statue de Saint-Michel

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Les Journées nationales de l’architecture explorent l’habitat

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Pendant trois jours, l’architecture se donne à voir dans toutes sa richesse et sa diversité. Lancées en 2016 par le ministère de la Culture, les Journées nationales de l’architecture (JNA) entament cette année leur septième édition avec près de 1 200 événements organisés avec la Cité de l’architecture et du patrimoine, les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), les maisons de l’architecture, le réseau des Villes et pays d’art et d’histoire, les écoles nationales supérieures d’architecture et de très nombreux professionnels.

« L’objectif de ces journées est de montrer au grand public que l’architecture les concerne au quotidien. Leur logement, l’entrée du métro, leur école, leur bureau : tout ce qui est du ressort de la vie quotidienne est de l’architecture », explique Corinne Langlois, sous-directrice de l’architecture, de la qualité de la construction et du cadre de vie au ministère de la Culture.

Un thème, les architectures à habiter

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Cette année, le thème retenu est celui des « Architectures à habiter ». Cette thématique permettra au public de découvrir des lieux habités, que ce soit le logement lui-même mais aussi, dans un sens plus large, le quartier environnant. « La production de logement, la cellule de base de l’habitat, est une activité importante pour l’architecte. Il a conçu en effet des espaces qui permettent l’intimité mais aussi la rencontre des autres, des plus proches aux voisins en allant jusqu’aux inconnus dans la rue », poursuit Corinne Langlois. Les participants découvriront par exemple commenter les architectes conciliant qualité de construction et bien-être des occupants grâce à de nouvelles techniques plus sobres en ressources.

Les JNA, c’est aussi pour de nombreux architectes une occasion unique de faire découvrir leur métier, soit en ouvrant les portes de leur agence, soit en faisant découvrir leurs réalisations. « Le public pourra visiter avec un architecte un bâtiment qu’il a conçu ou une opération en cours. Ils pourraient traverser une ville ou un territoire rural pour comprendre comment sont fabriqués ces espaces quotidiens qu’on ne regarde plus », poursuit Corinne Langlois. Sont ainsi dispensés, collectivement ou individuellement, des rencontres dans l’espace public, des promenades urbaines, des ateliers pédagogiques mais aussi des événements en ligne.

« Levez les yeux ! » pour le jeune public

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La première journée de cet événement, vendredi 14 octobre, sera dédiée aux jeunes avec la quatrième édition de l’opération « Levez les yeux ! », initiative commune des ministères de la Culture et de l’Éducation nationale et de la jeunesse. Le public scolaire, de la maternelle à la terminale, sera invité à ouvrir l’œil, observer l’architecture qui l’entoure et décrypter les paysages de la ville et de la campagne. « L’architecture est une matière très riche d’un point de vue pédagogique car elle permet d’aborder plusieurs points du cursus scolaire : évidemment l’histoire qui se traduit à chaque époque dans l’espace, l’expression orale pour décrire ce que l’on voit, la géométrie dans l’espace, la physique et les « sciences et vie de la terre » quand on évoque la nature en ville », constate Corinne Langlois. Pour eux, une programmation spéciale a été mise en place, surtout basée sur l’expérimentation, le jeu et la manipulation.

Sept agences en lice pour le Grand prix national de l’architecture

Il s’agit de la plus haute distinction nationale dans le domaine de l’architecture. Créé en 1975, le Grand Prix national de l’architecture (GPNA) sera remis le jeudi 13 octobre. Il récompense une agence d’architecture pour l’ensemble de sa production et pour sa contribution à l’évolution de la pratique du métier d’architecte.
Suite à la première réunion, le 7 septembre dernier, le jury a choisi sept agences qui pourraient remporter ce prix. Le jury se rendra à nouveau à la Cité de l’architecture et du patrimoine, pour entendre les sept nommés et désigner cette fois-ci le lauréat 2022.
L’événement sera également l’occasion d’inaugurer l’exposition consacrée à Pierre-Louis Faloci à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Conçue dans le cadre du Grand Prix national de l’architecture, dont Pierre-Louis Faloci est le lauréat 2018, l’exposition est une carte blanche donnée à l’architecte pour expliciter sa démarche et retracer son parcours.

Visite des maisons d’architecte de particuliers

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Parallèlement à cette manifestation nationale, les Journées À Vivre, organisées par À Vivre édition, se tiendront les 15 et 16 octobre. Pendant cette journée, le public pourra découvrir près de trois cents lieux sur l’ensemble du territoire national. Des visites d’environ quarante-cinq minutes seront accordées par un duo formé par l’architecte concepteur et le propriétaire du logement. Tous les types d’habitats et de travaux sont proposés : maisons neuves, appartements, rénovations, réhabilitations ou encore extensions. Avant cette journée, les architectes ont proposé leurs réalisations au comité de sélection. Une fois choisies, les projets sont mis en ligne pour que les visiteurs choisissent les visites choisies s’inscrivent. La carte des projets visitables, est consultable sur le site internet de l’événement.

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Mortagne au Perche. Un prix VMF pour la sauvegarde de la chapelle Saint-François

Le prix  VMF (Vieilles maisons françaises) d’un montant de 15 000 € a été remis au centre hospitalier pour participer aux travaux de sauvegarde de la chapelle Saint-François, au titre du patrimoine …

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Culture – Loisirs Patrimoine culturel Comment la chapelle des Hugues a été sauvée par des bénévoles

La nouvelle cloche de la chapelle de l’Adroit de Pontis a révélé ce week-end sa belle sonorité, lors de l’inauguration de cette chapelle totalement reconstruite par l’association Les Rimachays.

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L’orgue et les vitraux de l’église Saint-Remi d’Isles-sur-Suippe ont été bénis

L’orgue rénové et ses trois superbes vitraux dessinés et réalisés par des habitants du secteur, viennent d’être bénis suivant un rite bien établi.

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vitalité des langues et pratiques culturelles locales à La Réunion et à Mayotte

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Les cultures locales, notamment la musique et les langues régionales comme le créole, avaient été plébiscitées dans l’enquête réalisée en 2021 par le département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles en Guadeloupe, Martinique et Guyane.

C’est également un attachement très fort aux cultures locales, en particulier les langues régionales, qui ressort des deux nouvelles études sur les pratiques culturelles dans les Outre-mer, qui nous conduit aujourd’hui à la rencontre de deux îles de l’océan Indien : La Réunion et Mayotte. Décryptage avec Amandine Louguet, leur coauteure avec Maryse Dehon.

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Quelles sont les pratiques culturelles qui rapprochent les deux îles ?

Dans ces deux territoires ultra-marins, on constate une très forte pratique des langues locales, c’est l’un des seuls points communs, très fort certes, entre ces deux îles. Il s’agit en effet de territoires très différents, d’abord en termes d’expression culturelle, mais aussi en termes d’équipements. A la Réunion, ceux-ci témoignent de l’antériorité de la présence de l’État français. Pour mémoire, Mayotte n’est un département français que depuis 2011.

Comment peut-on expliquer que les langues locales soient si bien appliquées ?

À Mayotte, une grande partie de la population est étrangère. Le shimaore, l’une des deux principales langues parlées, est la langue véhiculaire qui ressemble au plus au comorien. On peut donc émettre l’hypothèse que les personnes qui arrivent de l’étranger par une phase de shimaore. Par ailleurs, cette langue, comme le kibushi, l’autre langue principale de l’île, se transmet au sein de la famille. Si on constate une indéniable progression du français en raison de la mise en place des écoles, le shimaore et le kibushi restent les langues du quotidien. Quant à la Réunion, en raison d’un mode de transmission familial, le créole est en effet très présent.

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On constate un écart s’agissant des équipements culturels, dites-vous. Cette donnée ne doit-elle pas être corrélée avec le fait que 77 % des mahorais vivent en dessous du seuil de pauvreté ?

Une grande majorité de Mahorais est dans une situation socio-économique difficile. Si des politiques culturelles se mettent progressivement en place, la culture, pour des raisons évidentes, n’apparaît pas comme une priorité. Malgré tout, un certain nombre d’équipements culturels s’installent progressivement.

A la Réunion, la problématique est différente : ce n’est pas un déficit d’équipements culturels qu’on constate, c’est plutôt une question de distribution de ces équipements sur le territoire : ceux-ci sont concentrés autour de Saint-Denis , mais aussi dans l’ouest, et le sud de l’île. En revanche, le centre de la région est le moins doté. Conséquence : les pratiques de type cinéma ou théâtre sont moins intenses que dans le reste du territoire.

On constate un très fort tropisme des Réunionnais pour les pratiques musicales, notamment les concerts

En termes de pratiques culturelles, quels sont les faits saillants pour chacune des deux îles ?

A la Réunion, l’omniprésence du créole se répercute sur les autres pratiques : on écoute de la musique en créole, on parle en créole au quotidien… Par ailleurs, les pratiques autour de la télévision, de la radio et de l’écoute de la musique est assez proche de ce qu’on observe en France métropolitaine. Sur la question de la lecture, en revanche, les résultats sont légèrement inférieurs. Idem pour la fréquentation des bibliothèques. L’illettrisme en langue française est encore relativement présent à la Réunion.

On constate en revanche un très fort tropisme des Réunionnais pour les pratiques musicales, notamment les concerts. C’est également vrai à Mayotte. Écouter de la musique est aussi l’occasion de se retrouver. De grands artistes locaux tournent sur l’île et sont extrêmement suivis. Les pratiques locales autour du fonnkér, la poésie réunionnaise, sont notamment extrêmement prises. La sociabilité est beaucoup plus forte qu’en France métropolitaine.

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Arrêtons-nous sur la télévision et le cinéma. S’agissant de la télévision, la fracture générationnelle est très nette. Les jeunes, en outre, semblent particulièrement plébisciter le cinéma.

Oui, en effet, mais en vérité, que ce soit en France métropolitaine ou dans les autres territoires ultra-marins, on constate partout un désamour très net des plus jeunes pour la télévision, qui se tournent vers YouTube et les réseaux sociaux. Il en va de même pour le cinéma, si les jeunes vont davantage voir de films que leurs aînés, c’est une tendance que l’on constate partout.

Désamour pour la télévision mais aussi pour la presse écrite…

La publication consacrée aux pratiques informationnelles, que le Deps-doc va prochainement publier, confirme que les jeunes se tournent de plus en plus vers les réseaux sociaux. À la Réunion, chez les 15-24 ans, c’est le premier média d’information devant la télévision et la radio. Il ne faut cependant pas négliger la question de l’accès à l’information. Lorsqu’on ne maîtrise pas le français à l’écrit, on ne va pas laisser se tourner vers les médias papier. Par ailleurs, l’offre locale de presse écrite dans les territoires ultra-marins est très différente de ce que l’on observe en France métropolitaine. Plusieurs facteurs se cumulent et tendent à expliquer ces pratiques informationnelles différentes.

L’importance des réseaux sociaux pose de nombreuses questions, notamment en termes d’éducation aux médias…

Pour mémoire, à la Martinique, nous avons présenté les résultats devant le Préfet et les services de l’État. Les données concernant les pratiques informationnelles avaient particulièrement retenu l’attention. La part des Martiniquais s’informant via les réseaux sociaux dans l’enquête menée en 2019-2020 est plus importante que ce que l’on constate en France métropolitaine. Avec notre enquête autour des pratiques informationnelles, nous avons souhaité approfondir cette thématique dans une optique d’étude et de recherche, bien sûr, mais aussi mettre des informations factuelles à la disposition des décideurs.

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En termes de pratiques culturelles, quelles sont les principales tendances présentées à Mayotte ?

À Mayotte, on observe une pratique amateur du chant, de la danse et du théâtre presque deux fois plus importante qu’en France métropolitaine. Cela s’explique notamment par des traditions locales, notamment le debaa. C’est une pratique qui mêle la danse, le chant et le théâtre, et qui sollicite tout particulièrement les pratiques féminines. Il y a des groupes au sein des villages, des concours qui sont retransmis à la télévision. C’est quelque chose d’extrêmement suivi. De façon symétrique, il existe des pratiques plus masculines notamment à l’occasion des mariages, le Chigoma.

Il y a également un théâtre particulier, mêlant morales et petits contes, très populaire, notamment au sein des villages, où il n’y a pratiquement pas d’équipements culturels. Ces pratiques ont lieu sur la place d’une ville, d’un village, à l’occasion d’une fête. Elles parviennent à se développer et sont même relativement intenses. Les Mahorais sont heureux de parler de leur culture. L’installation progressive des équipements va permettre à la population d’en profiter. Le risque serait toutefois que ces cultures locales perdurent de leur vigueur. C’est un point de vigilance.

Les Mahorais sont heureux de parler de leur culture, notamment de ces formes spécifiques mêlant chant, danse et théâtre

Autre résultat significatif révélé par votre étude : l’importance de la lecture d’ouvrages religieux. Comment l’analysez-vous ?

C’est une spécificité de Mayotte. Une partie importante de la population déclare avoir une religion, la première d’entre elles étant la religion musulmane. Cette pratique de la religion musulmane implique la lecture du Coran mais aussi d’autres livres religieux. Cela a un impact significatif sur les résultats de notre enquête concernant la lecture.

Le taux de pratique de la lecture, qui est plus important qu’à la Réunion ou même dans les Antilles, s’explique donc notamment par la lecture de livres religieux. Cette donnée a particulièrement retenu l’attention des acteurs de la culture à Mayotte. Elle montre que si une partie de la population n’a pas encore accès à la lecture en langue française, elle maîtrise en revanche un autre type de lecture. L’objectif d’une enquête comme celle-ci est aussi de mettre en lumière des pratiques locales spécifiques.

Pratiques culturelles à La Réunion et à Mayotte par Maryse Dehon et Amandine Louguet, Collection Culture études, deux fascicules de 16 p., département des études, de la prospective et des statistiques, ministère de la Culture, juillet 2022

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L’église de Binic restaurée a été réparée – Binic – Etables-sur-Mer



Samedi 1er octobre s’est déroulée la réouverture officielle de l’église tagarine, rebaptisée Notre-Dame d’Étables-sur-Mer. La cérémonie a eu lieu en présence de Paul Chauvin, maire de la commune, de Gilbert Bertrand, maire délégué d’Étables-sur-Mer et de Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc. « Un jour de fête pour tous les habitants de la commune, croyants ou pas, a déclaré Paul Chauvin. Dans ces moments difficiles, nous devons mobiliser toutes nos énergies pour trouver des solutions. Toutes les opinions confondues, c’est notre pluralité et la diversité de nos réflexions qui nous permettront de résister en ne rejetteront personne sur le bord du chemin ». « L’église, fermée depuis le 1er janvier 2020, a subi une profonde cure de restauration. Quand on aborde un tel chantier, on comprend vite que l’on est un tout petit maillon d’une longue chaîne historique », a complété Gilbert Bertrand, qui a également tenu à rendre hommage au travail accompli avec grand soin par l’ensemble des équipes.

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Près de Rouen, deux tableaux restaurés de retour dans l’église Saint-Jean-Bosco au Mesnil-Esnard

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Les six tableaux exposés dans l’église Notre-Dame, à Mesnil-Esnard, ont été dégradés par la mérule. Deux de ces tableaux viennent d’être installés dans l’église Saint-Jean-Bosco. Les quatre autres, en cours de restauration, les rejoindront bientôt. Coût de l’opération : 21 382 €.



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En 2017, l’église Notre-Dame de Mesnil-Esnard a été frappée par la mérule, un champignon qui a provoqué de gros dommages dans l’édifice religieux et sur les six tableaux qui y étaient exposés. L’expertise confiée à Jean-François Pillet, commissaire-priseur à Lyons-la-Forêt a révélé que ces tableaux étaient de grande valeur. La plus cotée de ces œuvres, représente La vierge à l’Enfant.

La municipalité avait décidé de confier la restauration à l’atelier Didier Barrault, déployée au Mesnil-Esnard.

« Il était pour nous indispensable de sauvegarder ce patrimoine, indique Jean-Marc Vennin, maire de Mesnil-Esnard. Le coût global de ces travaux de restauration s’élève à 21 382 €, que la commune ne pouvait supporter seule. Nous avons fait appel au mécénat et avons ouvert une souscription publique orchestrée par la fondation du patrimoine. »

Deux œuvres remarquables

Deux tableaux, La vierge à l’Enfant et l’Annonciation, ont déjà été restaurés. Ils viennent d’être provisoirement suspendus dans l’église Saint-Jean-Bosco, avant leur retour prochain dans l’église Notre-Dame, lorsque toutes les conditions de conservation seront réunies.

L'Annonciation, œuvre anonyme datant du XVIIIe siècle
L’Annonciation, œuvre anonyme datant du XVIIIe siècle – PNormandie

La vierge à l’Enfant est une peinture de style baroque datant de la deuxième moitié du XVIIe siècle. Elle est l’œuvre du Français Simon Vouet (1590-1649) qui était un artiste de grande renommée et peintre attitré de Louis XIII. L’auteur de L’Annonciation, tableau de l’école française, datant de la fin du XVIIIe siècle, reste anonyme. L’intérêt de ce tableau réside dans son format, mais également sa composition et sa palette délicate.

Les quatre autres tableaux seront ensuite ajoutés lorsque leur restauration sera terminée.





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